AVEC UNE CARTE
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Chez GERMER-BAILLIERE , libraire, successeur
1)E M™* AUCER-afÉQUIGISON , RUE DE L*£C0LB-DE-M£0EC]N£ , N** l3 (bîs),
ET CHEZ L^ÀUTEUR, RUE DU BOULLOY , N* 2.
h Epcrnay^ Imprimerie de Waihi-Tiiiikt xt Fixj» et à Paris ^ me de l'Est , ii« 9*
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PRËFAGE.
Si j'avais voulu faire une mono- ^àphie du choléra-morbus , je me serais servi des i3ons ouvrages écrits sur ce sujet par les Anglais. Annesley, Christie, Searle, Mason Good, les documens de la compagnie des Indes 9 et le rapport au conseil de santé d'Angleterre ,mL'eussent fourni les renseignemens les plus précieux/ Le beau travail analytique de l'Académie royale de Médecine, dont M. Double s'est montré l'éloquent interprète , l'excellent rapport dç
M. Moreau de Jonnès , le mémoire de M. Keraudren et la thèse de M. Deville^ m'eussent surtout tracé la route que je devais suivre. Le titre de mon livre fait assez voir que ce n'était point là mon projet; écrire les événemensqui se sont passés sous mes yeux, et dont j'ai eu le triste avantage d'être le premier témoin avec M. le Gallois, voilà le but que je me suis jproposé. Mes amis savent combien je xegrette l'absence forcée dugénéreux collègue que m'avait donné le comité Polonais (i). Son instruction et sa chaleur eussent jeté un bien vif inté-
(i) Je prie MM. les Membres du Comité polonais, et «n paiiiculieF M. Le Mercier, de recevoir lexpressioA ^^e ma tîtc reconnaissance pour les marques de bitm-^ vY«iUauct qu'ils n ont cessé de mt donner.
têt sur ce livre ; mais ignorant Tépoque de son retour, je n'ai pu diffère»
plus long-temps à publier le résultat de nos observations. J'offre donc au-?
jourd^hui à mes compatriotes le résumé de nos travaux ; T accueil favo-* rable qu'ils ont bien voulu faire à nos lettres, me fait espérer qu'ils montreront la même bienveillance pour cet ouvrage; ils serappelleront>.
d'ailleurs^- que les premiers nous, avons été en son nom secourir de nobles infortunes, et que c'est à cette grande circonstance de notre vie que nous devons d'avoir vu se développer sous nos yeux le fléau qui depuis a pénétré en Prusse et eit Autriche.
THJ PBKFACE.
La relation historique et médicalcf Be devait point se borner à indiquer l'apparition du choléra-morbus en Pologne , les symptômes , les lésions cadavériques et les moyens curatifs; elle devait aussi traiter plusieurs points importans ; on jugera^ par Fexposé suivant , si nous avons rempli cette condition. Dans la question si controversée de la contagion et de Finfection , nous avons fait tous nos cfforts^^ pour éclairer la discussion ; |ieut-être n'ont-ils pas été sans succès ^ en établissant que la maladie n'est pas d'abord contagieuse, qu'elle le devient sous l'empire de certaines influences connues , et que cette funeste propriété peut cesser par l'éloi-
gdement de ces mêmes causes. La question des mesures sanitaires se rattachait évidemment à celle-ci* Sans admettre comme démontrée Futilité des cordons généraux et des lazarets 9 nous avons pensé qu'une mesure que plusieurs hommes instruits regardent comme la sauvegarde de la santé publique» ne devait pas être abandonnée sans un plus mûr examen ; mais en faisant cette concession ^ nous nous sommes élevé avec force contre les cordons partiels et Tenlèvement des malades. Le mode de propagation du choléra-morbus^ $a marche et son acclimatement, ont été Tobjet de chapitres spéciaux. La recherche des causes qui ont favorisé
X p^ÊfacéT.
le développement de la maladie tw Pologne, nous a servi de base pour fixer la prophylaxie. Le traitement a appelé toute notre attention ; nous avons raconté avec impartialité ce^ qui avait été fait par nos confrères , en évitant de nous mettre en scène par des raisons faciles à apprécier.- Mais Sri nous n'avons pas voulu préconiser rexcellence de notre méthode, le publie remarquera que* nous avons quelque confiance dans les moyens que nous avons indiqués..
Les états de mouvemens et les circu^ laires du comité central, par lesquels nous terminons notre travail , sont les pièces justificatives qui attestent la vérité des faits que nous avons