‹ Relation médico-chirurgicale de l'expédition de Cochinchine en 1861-1862Chapitre 7 sur 13 · ES · texte numérisé non relu

ES

| Juillet. |

| Septembre. |

| Octobre. ||

i Novembre. ||

| Décembre j|

| Fév ier. ||

Total pour toute la période.

'Fièvre typhoïde.

[Fièvres paludéennes

[Diarrhée chronique

IDyssenterie

'Choléra

|Anémie ou cachexie paludéenne.

[Variole

Blessures de guerre

Phthisie pulmonaire

Anévrisme du cœur

Angine pseudo-membraneuse.

Diathèse purulente

IHépatite

Péritonite

ïô

ÏÏ

Total

Ce sont par ordre de fréquence le choléra, 71 décès ; la dyssenterie, 39 décès ; les fièvres paludéennes, 2o décès ; les blessures de guerre, 10 décès; l’anémiç ou cachexie paludéenne, 7 décès ; la fièvre typhoïde et la diarrhée chroni-

que, chacune 6 décès ; les autres indiquées au tableau, chacune 1 décès.

Sans entrer ici dans d’autres considérations qui trouveront leur place dans le cours de ce travail, je ferai remarquer tout de suite qu’au simple rapprochement des tableaux précédents on peut reconnaître que les maladies les plus communes, telles que la dyssenterie, les fièvres paludéennes et le choléra sont aussi les plus meurtrières, et qu’elles l’ont particulièrement été pendant les mois de mars et d’avril, qui sont l’époque de transition de la saison sèche à la saison des pluies et pendant laquelle les troupes ont été employées aux expéditions et soumises aux plus grandes fatigues.

§ 2. Affections chirurgicales .

I. Blessures par armes de guerre . — J’ai dit précédemment que les combats des 24 et 25 février dans la plaine de Kio-ha avaient fourni 221 blessés militaires et marins. Tous ont reçu les secours les plus urgents sur le champ de bataille, tant des médecins de notre ambulance volante, MM. Champenois, Hattute et Azaïs , que de ceux de la marine, MM. Mongrand, de Lespinois et Crouzet, qui étaient attachés, aux compagnies de débarquement et d’infanterie de marine. Leur transport ayant ensuite été successivement effectué dans des cases ou gourbis du camp ennemi, nous pûmes faire un examen plus approfondi de leurs blessures et remplir avec facilité toutes les indications, selon le genre et la gravité de chacune d’elles. C’est ainsi que l’exploration des plaies, l’extraction des projectiles et corps étrangers, des esquilles mobiles, l’application des moyens hémostatiques et des appareils à fractures, certaines opérations immédiates (amputations et résections) purent être pratiquées dans des conditions aussi favorables que possible. Une fois les pansements définitifs appliqués, l’évacuation fut faite sur les établissements de Choquan. Quelques blessés purent rentrer aussitôt à leurs corps, mais le plus grand nombre furent répartis en proportions à peu près égales, d’après les corps auxquels ils appartenaient, dans les salles de l’ambulance de la marine et dans notre établissement.

Le tableau n° 4 ci-après donne les indications exactes des

corps qui ont fourni les blessés et de la répartition qui en a été faite après l’évacuation :

Tableau n° 4.

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