‹ Relation véridique de la conquête du Pérou et de la province de Cuzco nommée Nouvelle-Castille, subjugée (volume 2)Chapitre 61 sur 75 · CHAPITRE XLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLV

Dm tribus Maipais , Zemîe , Tohanna , VeidiiM , Mayegoni , Morronos , Paroaiot et Symanos. *

Les Maipais arrivèrent bien tôt au nombre de

deux mille, daniVintention de nous surprendre ; mais cela leur réussi tmal : 11 en resta près

de la moitié sur le carreau, et les autres fu-

rent mis^n déroute. Nous les poursuivîmes

jusqu'à leur village , sans y trouver personne ;

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car ils en nvaicnt déjà fait partir les fem- i mes et les enfants. Notre çoni mandait l pi-it alors cent cinquante arquebusiers, deux .

iitillc cinq cents Carios, et poursuivit sans relâche les Maipais, ne se reposant que pour dîner, et ne prenant chaque nuit que quatre ou cinq heures de sommeil.

Le troisième jour nous nous trouvâmes chez une tribu d'Indiens Maipais qui avaient leurs familles. Ce n'étaient pas ceux que nous poursuivions , mais seulement leurs alliés : cependant, dans cette occasion , les innocents payèrent pour les coupables. Nous en tuâmes un grand nombre, nous Times près de trois mille prisonniers , et, s^l eût fait jour, pas un n'aurait échappe. Ils "se réfugièrent sur une colline couronnée de broussailles. J'ai ran^ené moi-jnème de ce combat dix-neuf esclayes qui n'étaient pas d'un âge très^vancé, car j'ai toujours mieux aimé prendre les jeunes que les vieux .Surtout les filles : je fis aussi un butin assez considéra-

d'ulricu schmidel. 2oZ

ble. Après cette expédition tious retournâmes à notre camp où nous nous reposâmes huit jours : nous y avions des vivres en profusion.

Cette nation des Maipais demeure à cinquante milles de la montagne de Saint-Ferdinand, où nous avions laissé nos brigantins, et à trente-six milles des Naperuli

Nous entrâmes ensuite chez des Indiens nommés ZemieSj ils sont vassaux des Maipais, comme chez nous les paysans le sont de leur seigneur. Nous trouvâmes sur la route beaucoup de mais et de racines. Ce pays est si fertile, qu'avant d'avoir rentré les produits d'un champ, ceux du champ voisin sont déjà murs ; et , pendant qu'on récolte celui-ci on en sème un troisième, de sorte que toute Tannée l'on a des vivres frai^.

Le lendemain nous arrivâmes à un autre village , situé à quatre milles de celui des Maipais. Les habitants prirent la fuite à notre approche, ce qui ne nous empêcha pas d'y

passer deux jours : nous y trouvâmes

gt-ande quantité de vivres.

Six milles plus loin habite une nation nommée Tohanna. Ces Indiens avaient pris lu Alite en abandonnant leurs provisions; ils sont aussi soumis aux Maipais.

Après avoir traversé pendant quatre jours un pays désert, nous entrâmes sur le territoire des Peionas , qui sont éloignés de quatorze milles de Tohanna. Nous y tronvàmes une population nombreuse. Le cacique vint au-devant de nous , et supplia nôtrechef de ne pas entrer dans leurs demeures et de camper dans l'endroit où nous étions ; mais celui-ci ne voulut pas y consentir, cl s'avança droit vers le village sans s'inquiéter de ce qu'en diraient les Indiens. INuus y primes des cerfs , des moutons, des autruches, des perroquets , 'dans parler du maïs et toutctt sortes de racines qui s'y trouvaient en abondance : l'eau y était rare. Nous n'y vîmes ni or ni argent, et notUn'osion^ pas

une

d'vlrigh schmidbl. ao5

en demander, dans la crainte que cela n'effrayât les autres nations dont nous avions à traverser le territoire, et qu'elles ne prissent la fuite.

Nous restâmes trois jours chez les Peionas.

Leur cacique nous fournit des renseignements sur le pays, et nous nous remimes en marehe avec un interprète qui devait nous montrer la route» et surtout les endroits où Ton trouve de Peau, qui est très-rtre. Quatre milles plus loin commeiâe le territoire d'une peuplade appelée Mayegoni, on nous donna aussi un interprète pour nous servir de guide. Ces Indiens nous fournirent de bonne volonté tout ce dont nous, avions besoin.

A huit milles de là nous trouvâmes une na-

tîon très-nombreuse, nommée Morronos ; elle

. I nous reçut très-bien. Nous restâmes deux

jours chez ces naturels ; ils nous donnèrent des renseignements et un interprète.

Quatre milles plus loin, nous passâmes une journée chez les ParonÎQs ,, lotion qui peut

30C HELiITtOM d'oUBICU SCIIMIDEI-

niclli»-' trois un quatrr initli! s"«"''"i'^''* *""* les uriiics , mais i]iii sitiiirrr souvcnL de la tliscttc Nous ari-ivàines à ilduzc milles de là chez les Symanox , (\ui sont très-nombreux ,. et dont le village, situé sur une colline, est environne , en guise de murailles, d'une baie d'cpiiics. Ceux-ci nous reçurent à coups de ficelles : cette insolence ne l'ut pas de longue durée, et bientôt ils furent obligés de prendre la fuil^ Ils brûlèrent leur village avant de l'ubandonncr, cependant noua trouvâmes dans les champs autant de vivres qu'il nous en fallait. ^

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