CHAPITRE XLIK
l>e la fertilité de Machcakies. — Nous retoamom où now
ayioDS laîsfé nos yaisseanx.
Je dois remarquer que le pays des Machcakies est le plus fertile que nous ayons découvert dans tout notre voyage. Un Indien na qu'à aller dans la forêt, et faire une entaille au premier arbre venu pour qu'il en découle cinq ou six mesures de miel aussi clair :> i5
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querfavtlroroet. Les abeilles qui le Toot sont trrs-peUles, et n'ont pas d*a)guillon. Les o»lurels fabriquent avec ce miel une boisson qui ressemble à l'hydroniel, mais qui est plus agréable au goût. Kolre capitaine avait si Toa\ pris ses précautions dans cet endroit , qu'il ne nous restait plus que pour un mois de ▼ivres. IVousne pou vionsdonc y séjourner plus longtemps; cepetidantsi nous a^nonssuque le gouverneur du Pérou nous avait nommé un autre chef, et qu'il avait ordonné quon nous fournit des vi\Tes , nous ne serions pas retournés sur nos pas.
Nous rentrâmes sur le territoire des Carcokies; mais quand nous y fûmes arrivés, ces Indiens, effrayés, prirent la fuite avec leurs femmes et leurs enfants : il aurait mieux valu qu'ils fussent restés dans leur village. Le général leur envoya un IndicB pour tes engager à revenir, les assurant qu'ils n'avaient rien Ji craindre, et que nousoe leur ferions pas de mal. Ils ne voulurent
d'uLRICH SCHMIDEL. 22^]
pas y consentir, et nous firent sommer de quitter leurs habitations ou qu'ils nous en chasseraient par la force. Des que nous eûmes reçu cette réponse , nous primes lefi «rmes pour marcher contre eux : cependant nous étions plusieurs soldats qui n approuvions pas cette détermination. Nous envoyâmes unedéputation au général pour rengager à renoncer à cette expédition qui pouvait amener bien des malheurs pour nous et pour le pays ; car nous n'avions pas assez de vivres pour aller du Pérou jusqu'au Rio de la Plata : notre chef et l'armée ne furent pas de cette opinion . Nous marchâmes donc contre les Carcôkies , et quand nous fumes à un demi-mille d'eux, nous découvrîmes leur camp adossé à une montagne, et couvert sur les deux ailes par des forêts où il leur était facile de se réfugier s'ils étaient vaincus.
Ces précautions leur réussirent bien mal :
tous ceux qui nous tombèrent sous la main furent passés au fil de Fépée ou réduits