‹ Relations entre le diabète insipide et l'hypophyseChapitre 19 sur 51 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

Meyer, Berliner Klinische Wochensch, 1912.

(Ün cas de maladie de l'hypophyse avec diabète insipide.).

Le malade âgé de cinquante-deux ans provient d’une famille bien portante dans laquelle on n’avait jamais constaté de maladies du système nerveux, ni de la nutrition. À treize ans, il fit une forme cérébrale de fièvre thyphoïde à la suite de laquelle il perdit les cheveux, souffrit de céphalées. violentes. Il y a seize ans ses yeux devinrent mauvais, à tel

point qu'il fut obligé de quitter son métier de graveur,

ILest marié eta un fils de dix-neuf ans. Depuis 1900, il a une soif violente et de la polyurie. En même temps,le malade remarquait qu’il devenait obèse.

Graduellement,il devint impotent.Après une cure à Karlsbad, son état empira de telle façon qu'il émettait jusqu à 24 litres d’urine par jour.

Le malade pèse actuellement 83 kg. et montre une localisation spéciale de la graisse, telle qu'on la voit chez les Hatroits : gros pannicule sur l'abdomen, les fesses, la poitrine et les bras. Les poils des régions génitales et axillaires qui étaient normales avant manquent actuellement. Le malade se plaint de fatigue, faiblesse et troubles visuels. IL ne peut pas transpirer, même par des jours très chauds et dans l'étuve. Lorsque la température ambiante monte la température du corps atteint 38 degrés sans que l’on puisse en trouver la raison.

L'appétit sexuel est aboli ; il n’y a pas de pollutions ; les pupilles réagissent normalement ; la moitié temporale des pupilles est pâle. Il y a une hémianopsie bi-temporale incomplète. Il s’agit d’une maladie de l’hypophyse avec syndrome adiposo-génital.

A l'examen radioscopique, on voit dans la région de l'hypophyse des formations analogues à des concrétions. L'examen du sang a démontré que 54 o/o des leucocytes étaient des lymphocytes.

l’auteur a observé deux fois dans des cas de tumeur de l'hyhpopyse cette lymphocytose. Elle n'est toutefois pas, dit-il, caractéristique des maladies del’hypophyse, mais apparaît dans toutes sortes de troubles des glandes à sécrétion

interne. Simmonds, dans la suite de son observation, discute

ensuile l'existence d’un diabèbe insipide et précise son opinion en disant qu'il s’agissait d'une polyurie primitive et non pas de polydipsie avec polyurie consécutive. Il y a des cas où les malades émettent beaucoup d'urine, sans que l’apportdes liquides soit considérable. L'eau est soutirée à l'organisme et le poids des malades diminue.

Le malade présenté a eu lui aussi des variations consi- . dérables de poids en peu de jour. Sa transformation d’eau et des substances chlorurées est différente, selon qu’il se

trouve au lit ou hors du lit. S'il est hors du lit l’élimination

de l’eau est moindre que la quantité des boissons ingérées et

le poids du corps augmente. L'auteur ne peut pas donner une explication complète de ce cas et indique les rapports

de l'hypophyse à le polyurie et à la polydipsie.

OBSERVATION IV (Redslob)} (1) (traduite de Fallemand)

Polyurie avec hémianopsie bitemporale

consécutive à un traumatisme

Redslob rapporte le cas d'une jeune fille de quatorze ans, dont la tempe frappa violemment le plancher dans une chute qu’elle fit. Elle perdit connaissance, eut des hémorragies par le nez, par la bouche et les oreilles. Ayant repris connais-

‘sance, l'enfant se plaignait de voir moins nettement, et manifestait une soif anormale. Examinée trois mois après, elle

avait de l’'hémianopsie bitemporale isolée; l'urine émise en

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