‹ Relations entre le diabète insipide et l'hypophyseChapitre 30 sur 51 · Thèse Sourdel, p · texte numérisé non relu

Thèse Sourdel, p

A partir d'octobre 1902, soif continue, impérieuse. Il boit 10 à 12 litres de tisane. La polyurie va de pair. Ni sucre ni albumine.

Céphalée extrêmement vive avec hyperesthésie.

On le soigne par la quinine et les antiseptiques intestinaux, la céphalée disparaît, puis après avoir duré deux mois la polyurie et la polydypsie cessent.

Puis alors s'établissent les signes du myxædème: figure enflée, peau sèche et écailleuse, lèvres et mains bleues. Le malade craint le froid.

1 est apathique, comme idiot, restant toute une journée dans la même position.

Disparition des facultés génésiques. Sa pâleur estextrème, et en l'espace de trois mois au début de 1903 tous ses poils tombent. À ce moment sans doute survint l’atrophie génitale. Le malade ne s'en est pas aperçu. Puis c'est une asthénie complète.

A un moment il souffre des oreilles.

A ce moment on cherche à le débarrasser d’un ténia dont il rend depuis quelque temps des anneaux.

En 1904. — L'attention se porte sur le foie qui est gras et la rate très volumineuse.

En août, les maux d'oreilles reviennent.

En novembre 1904, paralysie de l'œil droit, vision très diminuée.

En mars, amélioration. Il peut se lever, sort avec ses enfants dont on ne dirait pas qu'il soit le père.

20 octobre 1906. — État actuel.— Teint ictérique peu accentué qui disparaît. Cet incident hépato-splénique paraît lié à

un processus d'angiocholite.

Page 1