‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme] (volume 2)Chapitre 92 sur 119 · A faut monsieur de Champigny · texte numérisé non relu

A faut monsieur de Champigny

concours de Français et de Sauvages tant Hurons qu'Iro-

quois; et, après une procession qui alla jusqu’à un quart de #9 lieue prendre l'image de la Sainte-Vierge, faite sur celle de pe la vraie Lorette, d'où on nous l’a envoyée, notre Révérend ne Père supérieur chanta la grand'messe et fit un très-beau Ge sermon. Depuis ce temps-là on y vient de tous les côtés en FU pèlerinage; on y fait et on y fait faire des neuvaines; les pl grâces qu'on y obtient, par l'entremise de la Mère de Dieu, pere vont jusqu'aux miracles. Ve Hur

Second extrait de la Vie du P. Chaumonot. avan

églis.

0 qu

(Page 101.) Pour allumer de plus en plus le feu du divinÉ ten: amour, surtout dans le cœur de mes Sauvages, je leur fis comp faire un collier de porcelaine semblable aux autres donthjous, j'ai parlé, si ce n’est que sur celui-ci on y écrivit : Virginilles d

Parituræ, parce qu'il doit être présenté à Notre-Dame de Chartres.

Tout le monde sait que l'image miraculeuse qu'en ont faite les anciens Druides, et qu'on y révère encore à présent, a pour titre ces mêmes mots latins que nous tournons ainsi en notre langue : À la Vierge qui doit enfanter. Notre présent y fut si bien reçu que non-seulement toute la ville en témoigna une sensible joie, mais que Messieurs les cha noines de cette très-illustre église nous en ont donné toutes les marques de reconnaissance que nous pouvions recevoir de leur magnificence et de leur piété. Les voici : ils ont as socié notre Mission huronne de Lorette à leur vénérablq corps, en rendant nos Sauvages participants de toutes leur$ is. prières, messes et dévotions, qui se disent ou se font dun leur église. Ils ont dressé un acte authentique de cette es léjà e pèce d'adoption ou d'union spirituelle. Ils ont écrit à nd c néophytes, sur ce sujet, une lettre très-belle et toute plein( d'un zèle äpostolique. Ils ont fait eux-mêmes un riche pri sent d’un grand reliquaire d'argent, lrès-bien travaillé, pe gant près de six marcs, ayant la figure de la chemise dl

pour v thapel

secs tee DOGUMENTS SUR NOTRE-DAME DE LORETTE. Jd1 qu'à un quart de faite sur celle de notre Révérend fit un très-beau tous les côtés en es neuvaines ; les la Mère de Dieu,

Notre-D ; de à

dE . a un que à Chartres , et représentant d'un

reçue des Druides. Bots ont rem a. ra HR pe Au ; i ce reliquaire

Er à Ste Rue ils ont les châsses, et is ee ont

sue à voir laissé sur la sainte châsse neuf jours tiers, pendant lesquels ils ont fait pour notre Missi

prières extraordinaires. cu as

Voici la formule de ce vœu tel qu'il fut envoyé par les Hurons au chapitre de Chartres, en 1678 : Si

«Sainte Vierge, que nous avons de joi ane de joie de ce que, mème nue os us de ville de Chartres ue bâti Mae les : sp ion : À la Vierge qui doit enfanter. Ar L nn : Fe D he ee et qu'ils mé- Her Abe Mère de Dieu il en est A de u PA Hurons; nous avons le malheur d’avoir été be non 4 ie eu et vous honorer. Au moins -Ans- à présent réparer , nt. en quelque manière que : sta un re OA + ve Rs rendu notre culte. C'est, sine à aisons aujourd'hui en joi aux Messieurs de Chartres, afin de n'avoir se fe ou FA ec eux qu'u . pos é cœur et qu une bouche pour vous louer Le re l de vous servir. Nous les prions donc de vous se . ne Le : pour nous, tous les devoirs qu'ils Same Res e ce seront eux (car nous espérons a fuseron pas), ce seront eux, lesquels, auqu'il est possible, nous acquitteront auprès de v . lant que leur ferveur satisfera pour notre lâch Aer se hi pour notre ignorance, leurs ous ot auvreté ier è | Li | . e se du de Vierge, mére de Dieu, quoique vous N A fils, cela n'empèêchera pas, qu'à l'exemple ë ious ne v à è in ous le titre de la Vierge PTE se Rat Ne se ten anter, puisqu'il ne tient “re . emeurant toujours vierge, de nous avoir ARE ants. Comme nous vous honorons ici dans une pelle semblable à la maison où vous avez donné à Dieu

aumonot.

us le feu du divin uvages, je leur fis e aux autres dont y écrivit : Virgin & à Notre-Dame de

aculeuse qu'en ont re encore à présent, ous tournons ainsi bnfanter. Notre préiment toute la ville e Messieurs les cha en ont donné toutes \s pouvions recevoil es voici : ils ont as te à leur vénérabld bants de toutes leur ent ou se font dan entique de cette cs . Ils ont écrit à no belle et toute plein hèmes un riche pré bs-bien travaillé, pe re de la chemise dl

une vie humaine, nous espérons que vous nous y donnerez une vie spirituelle; ce sera ainsi qu'étant toujours Vierge vous serez aussi mère, non-seulement qui a enfanté ou qui enfante, mais qui enfantera toujours jusqu’à ce que Jésus soit parfaitement formé en nous tous. C'est ce que nous demandons en vous présentant ce collier, pour marque que nous sommes liés à vous en qualité de vos esclaves. »

On peut consulter, sur les rapports des Hurons de Notre- | Dame de Lorette, en Canada, avec le chapitre de Notre- Dame de Chartres, en France, l'ouvrage publié par M. Doublet de Boisthibault, sous ce titre : Les VOŒUux Des HURONS ET DES ABÉNAQUIS À NOTRE-DAME DE CHARTRES, publiés pour la premiere fois d’après les manuscrits des Archives d'Eure-et- Loir, etc. In-12, Chartres, chez Noury-Coquard, 1858.

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