XII. 1920. H. Pirenne
L e s s i n g déclarait ignorer cette faiblesse qu'on appelle patriotisme, Goethe rêvait de fonder une littérature européenne et des Etats Unis d'Europe, K a n t avait écrit un projet de paix perpétuelle, et Schiller avait passé la moitié de sa vie à chercher les moyens de pacifier les hommes en les rendant accessibles à la culture esthétique. X.
Il n'y a dans l'ensemble de l'Allemagne aucune haine réelle contre la France... Les nouvelles générations allemandes, les jeunes classes que l'on vient de mener à l'abattoir d'Ypres et de Dixmude, comptaient les esprits les plus purs, les plus idéalistes, les plus épris du rêve de fraternité universelle. 17. XL 1914. R. Rolland (1866/...).
... Comment les peuples se pénétreront-ils si le Français est incapable d'admirer la grandeur de l'esprit et les beautés de l'âme allemande ?
1904. A. Naquet (1834/1916).
J'admire la profondeur sentimentale des Germains, et je sacrifierais beaucoup des qualités des Gaulois pour quelques-unes de ceux-ci.
1912. M. Sembat (1862/...).
(1) [En France] les réunions publiques [électorales] sont transformées en des salles de pugilat où l'on joue de la savate, du chausson et même du couteau. 22. I. 1921. Jean-Bernard.
La libre-pensée, le libre-examen, la libre-discussion mis en pratique !
Je ne suis pas de ces Français qui traitent l'Allemand de barbare. Je connais sa grandeur intellectuelle et morale... Je suis le fils de Beethoven, de Leibniz et de Goethe.