I. 1920. M. Barrés
... [La langue allemande] est parlée par 60.000.000 d'hommes dont beaucoup sont des savants. 15. VII. 1904. H. Poincaré (1854/1912).
Au XVIe siècle, sur 176 savants, on en trouve 39 d'Allemands, soit 20 p. c. ; au XVIIe, 15 p. c. ; au XVIIIe, 14 p. c. ; dans la première moitié du XIXe, 26 p. c. ; dans la seconde moitié, 46 p. c. Sur 58 prix Nobel, attribués de 1901 à 1912 inclus, 17, soit près de 30 p. c, sont allés à des Allemands. V. 1916. W. Ramsay (1852/1916. IX.).
Est-ce si mal pour des Barbares ?
En aucun pays du Monde le Savant ne tient une aussi grande place qu'en Allemagne... Les Savants... non seulement y ont de belles situations matérielles, mais en outre ils jouissent, dans tous les milieux, de la plus grande considération et sont comblés d'honneurs.
1920. Ch. Moureu.
[En Allemagne] la haute situation que [le savant] occupe dans la Société, le prestige qui l'entoure, suscitent des ambitions, amènent une émulation qui aboutit à la constitution de cette élite de travailleurs dont sont peuplées toutes les branches de l'Enseignement Supérieur.
1920. A. Haller (1849/...).
En France, l'Université n'a qu'une influence très limitée... Nos Facultés de lettres et des sciences n'ont aucun rôle dans l'éducation nationale,, ou, si l'on préfère, n'ont qu'un rôle d'exception. En Allemagne, l'Université fait partie intégrante de la vie de la patrie... L'influence de la science se maintient dans toutes les classes de la société.