IX. 1914. R. Rolland (1866/...), à G. H auptmann
Je voudrais voir mon pays [la France]... heureux du bonheur de ses voisins autant que du sien propre, et non point bassement jaloux de la richesse des autres en goûtant une satisfaction immorale à la vue de leurs souffrances ou de leurs humiliations.
1870. P. Larroque (1801/79).
Lorsque votre ennemi sera tombé, que votre cœur ne tressaille point de joie. Env. — 800. Ane. Testament. Proverbes.
Nous avons [en France] d'affreux journaux (1) qui nous font un tort
(1) Qu'eût dit Hermijte de certains de nos quotidiens belges d'aprèsguerre ?! Puissions-nous* être débarrassés de nos organes d'annexion et d'excitations guerrières, particulièrement de la Nation Bel%e et du Soir, journaux dont le chauvinisme suraigu, le nationalisme écervelé et la francophilie fanatique obnubilent l'entendement ! Le Soir prend «cyniquement le parti de l'Angleterre contre l'Irlande martyre, et sa plus grande joie est de se moquer du pauvre peuple flamand. Toujours prêt à accomplir les plus ignobles besognes, tant en première qu'en quatrième pages, ce torchon soutient, depuis quelques mois, une polémique par laquelle il rapetisse et empoisonne les souvenirs à jamais destinés à honorer l'âme du peuple belge ! Ce journal, qui a la singu- Jière prétention d'être neutre, mérite bien sa réputation « d'immonde organe ». — En général, presque tous nos journaux sont occupés sans relâche à jeter de l'huile sur le feu des passions nationalistes et, par des articles insultants ou haineux, rendent impossible tout rapprochement avec la Hollande.
infini, qui nous feraient passer pour des fous ou des chenapans; ils nous: peignent d'après eux-mêmes. 4. XII. 1888. Ch. Hermite (1822/1901).
Notre presse [française] fit preuve, pendant la guerre, on ne saurait le nier, d'une sagacité très au-dessous de la moyenne.