MILITARISME
...L'éclat qui lui vient [au royaume] des beaux-arts n'est qu'un accessoire, au lieu que l'avantage qu'il reçoit des talents militaires est un point capital. Louis XVI (1754/93).
Les Allemands eux-mêmes ont peut-être des idées moins barbares que celle-là !
La conception politique qui fait de la force des armées le fondement de la grandeur d'une nation est dégradante pour un peuple chrétien... Les préparatifs guerriers sont une provocation évidente à la guerre et constituent une tentation de faire la guerre : l'idéal de l'armée, c'est la guerre ! L.
Il est absurde de penser qu'un Etat, dont l'indépendance et la neutralité sont garanties par des traités solennels, soit obligé d'être toujours préparé à défendre cette neutralité contre le premier belligérant venu qui, avec ou sans prétexte, pourra juger bon d'envahir son territoire.
H. J. W. Frère-Orban (1812/96).
Ce n'est pas M. "W o e s te qui a écrit cela ! Et l'on a eu bien tort de le lui reprocher !
Sitôt qu'un Etat augmente ce qu'il appelle ses troupes, les autres soudain augmentent les leurs; de sorte que l'on ne gagne rien par là que la ruine commune. Montesquieu (1689/1755).
On choisit [pour les armées] tous les jeunes gens sains et robustes. ... Au contraire, tous les jeunes gens malades, débiles, affectés de vices corporels, sont dédaignés par la sélection militaire... Tandis que la fleur de la jeunesse perd son sang et sa vie sur les champs de bataille, le rebut dédaigné, bénéficiant de son incapacité, peut transmettre à ses descendants toutes les faiblesses et toutes les infirmités.
1874. E. Haeckel (1834/1919).
Tous les hommes valides, en France, furent envoyés au front, sans égard pour leur valeur intellectuelle... Toute une génération d'intellectuels a été sacrifiée. V. 1920. A. Fribourg. « Les intérêts militaires avant tout ! ♦»
Pour la concurrence des peuples, la protection qu'un pays accorde aux sciences, chez lui, est incomparablement plus efficace que la construction de navires de guerre et l'entretien des armées.
1909. W. Ostwald (1853/...).
Les progrès qu'a faits l'art militaire ont été funestes à l'humanité. Il ne peut plus y avoir de liberté dans les nations qui ont besoin, pour leur sûreté, d'entretenir ce qu'on appelle des troupes réglées.
1773. Condor cet (1743/94).
tiative de cette nouvelle Internationale est spécialement due aux Italiens Sturzo, Cavazzoni et autres...
Le projet a été très favorablement accueilli dans tous les milieux catholiques de France, Belgique, Suisse, Tchéco-Slovaquie, Autriche, Hongrie,. Luxembourg, Allemagne, Hollande, etc., etc.
Au moment de la correction des épreuves (début de mars 1921), nous apprenons que l'Internationale catholique est actuellement entrée dans le domaine de la réalité, grâce aux dirigeants du Parti populaire italien.. Le siège central de cette Internationale sera établi dans la Ville-Éternelle et le secrétariat à Bruxelles. Hurrah !
Nos armées modernes sont trop nombreuses.
Louis-Philippe Ier (1773/1850).
L'armée est un vice de notre temps (1). A. de Vigny (1797/1863).
(Il n'est pas suspect !)
L'armée est une troupe d'hommes qui suivent aveuglément les ordres d'un chef dont ils ne savent pas les intentions; c'est une multitude d'âmes, pour la plupart viles et mercenaires, qui, sans songer à leur propre réputation, travaillent à celle des rois et des conquérants.
E. Fléchier (1632/1710).
Un des côtés réellement désastreux du militarisme est qu'il comporte comme conséquence nécessaire l'absorption de l'individu par l'Etat.