III. 1921. P.-E. Janson
Cette dernière restriction est plaisante dans la bouche d'un « libre-penseur » !
(1) Les adversaires de l'Allemagne lui ont imposé des conditions qui auraient obligé les enfants et petits-enfants de la génération actuelle allemande à travailler comme des esclaves pour leurs ennemis... Nos adversaires s'avancent pour occuper de nouvelles régions allemandes, violant ouvertement le traité de Versailles. Nous ne pouvons pas opposer la violence à la violence ; nous sommes désarmés. Nous pouvons proclamer, afin que l'entendent tous ceux qui reconnaissent la voix de la justice, que le droit est foulé aux pieds par la force... Si l'on persiste dans cette voie, le moral ne peut qu'empirer. Les hommes d'Etat alliés ne feront que se créer de nouveaux embarras. 8. III. 1921. Ebert.
(2) Elle était déjà réduite au treizième en juillet 1920, alors que le tonnage a augmenté partout ailleurs.
(3) Les milieux commerciaux anversois sont frappés de consternation en apprenant les conséquences désastreuses qu'entraînera nécessairement, pour le port, l'application des sanctions économiques, trop rigoureuses et inefficaces. A Bruxelles aussi, notamment dans les milieux parlementaires, on a les plus vives appréhensions. On voit que notre pays va être mis dans un fâcheux embarras résultant de la ruine complète d'Anvers, ruine désirée et poursuivie depuis quelque temps par le Gouvernement français ultra-protectionniste (voir plus loin). Avant la guerre, l'Allemagne était de loin, parmi nos voisins, notre meilleure cliente.
Au fond toutes ces sanctions sont regrettables.