‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 16 sur 358 · CHAPITRE SECOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SECOND

I. Les comtes de Foix issus, comme ceux de Barcelone, de Roger

le Vieux, comte de Carcassonne.

II. Situation topographique du comté de Foix : elle explique son indé-

pendance vis-à-vis de celui de Toulouse et ses relations avec la Catalogne.

III. Indépendance du haut comté de Foix, prouvée par les actes.

Les comtes de Foix issus, comme ceux de Barcelone,

de Roger le Vieux, comte de (Uirenssonne.

A la mort d'Acfred II. dernier représentant mâle de la première race des comtes de Carcassonne (vers le milieu du Xe" siècle), cette maison tenait l'une des premières places parmi les familles méridionales. Arsinde, son unique héritière, en accrut encore l'importance par son mariage avec Arnaud, comte de Comming-es et du Couserans (vers 944). De cette union naquit Roger le Vieux, tige de la nouvelle race des comtes de Carcassonne et de celle des comtes de Foix. Ce seigneur, comte de Carcassonne, de 9M7 à 1012 environ, eut à son tour trois iils, Raimond, Bernard et Pierre, et une fille, Ermessinde. Cette dernière nous est déjà connue, ainsi que Pierre; il nous reste à parler des deux premiers, de Bernard surtout, qui fut la souche des comtes de Foix.

De Raimond, fils aîné de Roger le Vieux, l'histoire rapporte bien peu de choses, si ce n'est qu'il eut deux fils, Pierre et Guillaume, ses successeurs dans une partie du comté de Carcassonne, et qu'il mourut avant son père vers l'an 1010.

10 RELATIONS l>KS COMTES DE FOIX AVEC LA CATALOGNE

L'on est un peu mieux renseigné sur Bernard, dont la vie fut, du reste, beaucoup plus longue. Il obtint dans l'héritage paternel la terre de Foix et le Couserans, qui formèrent le noyau du futur comté de Foix. Il ne faudrait pas croire cependant que ce dernier lût constitué, dés eette époque, avec les limites précises qu'il eut un peu pins tard. L'habitude était, en effet, dans ces premiers temps du moyen âge, de laisser certaines possessions indivises entre plusieurs enfants et de disséminer les domaines d'un héritier dans les différentes parties d'uu même comté. Le testament de Roger le Vieux (de l'an 1002 environ) nous fournit un des exemples les pins curieux de ces partages enchevêtrés1. L'on y constate qu'en dehors de Bernard, cinqmembres de la famille de Carcassonne possédaient des intérêts dans les pays qui constituèrent plus lard le comté de Foix; c'étaient : Eudes et Arnaud, frère et neveu de Roger le Vieux, Raimond, tils aîné de celui-ci, Adélaïde, femme de Roger. Pierre enfin, depuis évêque de (iérone-. Le lot de Bernard était formé par la nu-propriété de la viguerie de Saharlès, l'usufruit en restant à sa mère, le comté et 1 évèché de Couserans, le château et la terre de Foix par indivis avec sa mère, la moitié du pays de Volvestre, le Dalmazanès, le Podaguès, l'Agarnaguès et la moitié du bois de Boulbonne, situé entre Lhers etl'Ariège.

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