‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 171 sur 358 · Copie. Bibl. nat., coll. Doat, vol. 172, f · texte numérisé non relu

Copie. Bibl. nat., coll. Doat, vol. 172, f

204 RELATIONS DES COMTES DE FOlX AVEC LA CATALOGNE

10 août de l'année suivante, effectivement, Roger reconnaissait 1 devoir à Alvare 25.000 sous melgoriens, à raison de la dot de Cécile, somme qu'il s'engageait à lui payer dans un délai d'un an à partir de la prochaine fête de la Nativité.

La vie de notre comte ne devait pas atteindre ce terme. Sentant, probablement, sa fin approcher, il repassa les Pyrénées une dernière fois, pour aller mourir dans l'abbaye de Boulbonne (24 février 1265), « après avoir reçu, dit D. Yaissète 2, les derniers sacrements avec beaucoup d'éditieation et s'être fait revêtir de l'habit de l'ordre de Cîteaux ». Nous ne reviendrons pas ici sur son caractère ; nous l'avons fait connaître suffisamment en suivant les agissements de sa politique. Il convient simplement de rappeler qu'il acheva l'œuvre de son père et de son aïeul, en laissant à Roger-Bernard III le vicomte de Castelbon agrandi et fortement constitué. Il rehaussa également le prestige de sa maison par d'illustres alliances : son fils épousa Marguerite de Béarn ; ses filles Sibylle, Agnès et Philippe se marièrent avec Aymeri, vicomte de Narbonne, Esquivât, comte de Bigorre, et Arnaud d'Espagne, fils de Roger de Comminges. Appuyé de la sorte, Roger-Bernard allait pouvoir se mettre à la tête des grands de la Catalogne, afin d'y inspirer ou diriger la grande lutte féodale qui marque la deuxième moitié du xme siècle dans ce pays.

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