Pièces j uni., n
seigneurs anglais dont l'intention était la même (7 juillet 1280).
Il écrivit l dans le même sens au sénéchal de Toulouse et à celui du roi d'Angleterre en Gascogne. Il pria 2 encore (même jour) Géraud comte d'Armagnac, le comte de Périgord, Jourdain de l'Isle, l'archevêque d'Auch de ne pas faire cause commune avec Roger-Bernard et de ne pas secourir les barons français et anglais qui voulaient pénétrer en Catalogne.
Cet empressement de la noblesse à venir se ranger sous la bannière de notre comte est bien le signe de l'esprit aventureux de la chevalerie à cette époque. Prendre part à une guerre dans laquelle intervenait le puissant roi d'Aragon, en personne, y défendre les droits de la féodalité menacés par une royauté envahissante était un motif suffisant pour attirer à la cause de Roger-Bernard les bouillants chevaliers du Midi de la France. Beaucoup d'entre eux, d'ailleurs, lui étaient unis par les liens du sang ou de l'amitié.
Pierre III cependant sortit victorieux de la lutte. La valeur des assiégés, leurs sorties audacieuses et incessantes , les secours qu'ils pouvaient recevoir du dehors, tout fut inutile. Les habitants découragés entrèrent, effectivement, en relation secrète avec lui et promirent 3 de lui livrer la ville. La résistance devenant impossible de cette manière, Roger-Bernard et ses alliés furent obligés de se rendre. La capitulation eut lieu le jour de sainte Marguerite (20 juillet) et non le 10 juin, comme le dit4 M. de Bofarull.