Id., ib
6. Le roi paraît avoir voulu s'acquitter, vers cette même époque, de
Malgré ces ordres, cette formalité se retardait toujours et Roger-Bernard était encore captif au commencement de décembre. Quelque difficulté imprévue avait-elle surgi au dernier moment, ou bien le roi, sur le point de revenir de Valence, avait-il fait surseoir à la mise en liberté du comte, pour avoir auparavant une entrevue avec lui? Le fait est que se trouvant à Lérida (7 décembre) il donna l'ordre1 aux habitants de Tamarit et de plusieurs autres localités de lui envoyer des contingents pour aller occuper les terres de celui-ci.
Il arriva lui-même à Siurana ( 10 décembre) et procéda2 immédiatement à la délivrance de Roger-Bernard. Il se rendit ensuite, avec lui, à Montblanch même jour], y renouvela3 les conventions déjà faites relativement à l'échange du vicomte et régla certains points concernant leurs affaires.
sa promesse au comte de soutenir 1rs droits éventuels <Ic celui-ci sur l'héritage de la maison de Moncade. G. de Saint-Vincent, procureur de Gaston de Béarn, obtint de lui, en effet (9 novembre 1283), la permission d'avoir une entrevue avec Roger-Bernard (Arch. d'Aragon, reg. £6, I" 118); et, ce même jour, Pierre manda (Id., ib.) aux viguiers de Gérone et de Bésalu d'aider G. de Saint-Vincent à recouvrer certains fiefs de Catalogne, qui appartenaient à Gaston de Béarn et avaient été aliénés en franc-alleu. La coïncidence des deux f';ils rst frappante, aussi est-il pour nous très vraisemblable que le comte de Foix devait être intéressé à la restitution de ces terres.