Bibliothèque nationale, coll. Doat, vol. 66, f
2. Dans sa vie de saint Udaut, prêtre martyrisé à Ax-sur-Ariège lo 1 1 mai 452, le chanoine Authier parle d'Arnaud, fils de Garsinde, à propos de la translation des reliques de ce saint, vers 981, d'Ax à Ripoll. Sollicité par Borrel, comte de Barcelone, et Oliba Cabreta, comte de Cerdagne, Arnaud aurait consenti au transfert en Catalogne du corps de ce vénéré missionnaire (Saint Udaut, prêtre martyr. Toulouse, 1886, p. 66 à 69). Ce fait laisse supposer les rapporte qui devaient exister alors entre Arnaud et les familles de Barcelone et de Cerdag-ne; il permet, peut-être même, d'expliquer l'intervention des fds d'Oliba Cabreta dans l'acte de 994.
:i. Le testament de ce comte (1020), par lequel il laisse son alleu d'Ussat à l'abbaye de Saint-Martin de Lez (Marca hisp., col. 1028).
4. Peut-être fut-ce à la suite de la guerre terrible qu'il fit vers 981 à la hiaison de Carcassonne au sujet du Bazès ?
a. Faut-il identifier Arnaud, fils de Garsinde, avec Arnaud de Savartès, fds d'Eudes, comte de Razès? Les circonstances dans lesquelles se présentent les deux actes ci-dessus sembleraient le permettre; toutefois, il convient de remarquer que les textes de l'époque ne mentionnent qu'Altrude comme épouse d'Eudes. (Vaissète, t. III, p. 207.)
considérables . il es1 possible de tirer de la comparaison de ce texte avec le précédent un indice de l'influence d'Oliba Cabreta et de Bernard dans le Sabartès.
Quoi qu'il en soit, nous aurions, sans doute, passé ces laits sous silence, si nous n'avions eu sous la main des témoignages précis et nombreux sur le rôle occupe'- par les comtes de Cerdagne dans le Sabartès durant une partie du XIe siècle. Leur autorité a été reconnue, en effet, pendant un temps plus ou moins long, dans certaines localités de la Haute-Ariège , a Merens. à Ax et à Lordat, en particulier. Quelle origine y eut cette influence? Fut-elle due aux succès d'une guerre ou simplement à l'effet de conventions ordinaires? Impossible de le dire. Les comtes de Gerdagne lurent, du reste, de caractère extrêmement belliqueux au XIe siècle : nous en donnerons la preuve un peu plus loin, en examinant leur conduite vis-à-vis de l'église d'Urgel ; il ne serait donc pas étonnant que leur ambition se tût aussi exercée aux dépens des comtes de Foix. Toujours est-il. le premier document relatif à leurs domaines d'outre- Pvrénées a trait aux discussions du comte Raimond avec son vassal le vicomte Bernard, au sujet de ces territoires (1047). Un accord, solennellement conclu entre le vassal et le suzerain, termina leur différend '. Bernard y renonça, en faveur de Raimond. à ses prétentions sur la vallée d'Eravall et le lieu de Mérens. et reconnut quele comté de Gerdagne s'étendait, au delà du port de Puymorens, sur tous les territoires contestés par lui.
Les données de ce texte sont corroborées par celles parfaitement identiques d'un document 2 du 22 juin 1061. Le vicomte Bernard avait fait peu de cas de ses conventions avec son seigneur et avait empiété de toutes façons sur les droits de celui-ci : la liste de ses méfaits est considérable. Il avait, notam-