Cf. Pièces jus/., n
k Td.. ib.
AFFAIRES DE CERDAGNE ET d'àNDORRE 341
que Gaston se mit en état de rébellion ouverte contre son oncle et refusa de lui livrer ses châteaux, ainsi qu'il était tenu de le faire '.
Cependant Jacques II d'Aragon proposa son intermédiaire aux belligérants et conclut entre eux une trêve jusqu'à la Noël de la présente année2; il obtint même (6 novembre), pleins pouvoirs3 du roi de Majorque pour la proroger jusqu'à la Saint-Jean-Baptiste de l'année suivante.
Entre temps, le comte de Foix4 avait reçu (2 novembre), de la part de son suzerain, sommation à comparaître à Puvcerda le 8e jour après la Saint-André, afin d'y répondre de sa conduite. Pierre de Fenouillet et Arnaud de Saga furent chargés du procès, qui ne visait à rien moins qu'à la confiscation des fiefs de Gaston Ier dans le royaume de Majorque 5. Ces menaces ne l'émurent pas beaucoup, sans doute, car on dut lui envoyer6 une deuxième et une troisième assignations (14 novembre et 18 décembre 1306).
11 ne voulut point, du reste, malgré les demandes réitérées7 du roi d'Aragon, accéder à la prorogation de la trêve jusqu'au terme de la Saint-Jean et ne l'accepta que jusqu'à la fête de Pâques 1307. Obligé ainsi de s'en tenir à cette date8 Jacques II lui notifia1' la conclusion dudit arrangement (Valence, 30 décembre 1306). Il en informa aussi le roi de Majorque