‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 299 sur 358 · Pièces just., n · texte numérisé non relu

Pièces just., n

terres de Guillelme, d'en prêter hommage à Jacques II et de requérir le serinent des chevaliers et des hommes y demeurant.

Gaston de Fézensaguet se hâta1, du reste, de passer en Catalogne, dès la nouvelle de la mort de sa tante. Il promit2 à Bérenger d'Oris, exécuteur testamentaire de celle-ci, de ne pas toucher aux revenus des biens en question avant d'avoir accompli les dernières volontés de la défunte (22 octobre). Il se livra, en même temps, à d'activés démarches auprès du roi d'Aragon pour faire reconnaître ses droits a l'héritage de Guillelme. Il n'avait pu, effectivement, entrer en jouissance immédiate, par suite de la précaution prise par l'infant Jacques, procureur général du monarque en Catalogne , de se faire livrer par Bérenger d'Oris les châteaux de la baronie de Moncade, de même que les divers fîefs tenus par la testatrice de la couronne3. Gaston de Fézensaguet était, naturellement, fort désireux de prévenir le comte de Foix, aussi mit-il le plus grand empressement à réclamer à l'infant les biens de sa tante ; il offrit, par contre, de prêter hommage au roi et de lui rendre les autres devoirs féodaux4.

Le fils du souverain ne voulut pas, cependant, prendre une décision aussi grave sans en référer à son père, alors éloigné de la Catalogne. Il pria donc ce dernier de lui envoyer son avis et l'informa, en même temps, des détails de l'affaire 5. Le vicomte de Fézensaguet s'adressa1' lui-même à Jacques II et lui députa Bernard de Centeylles et Roger de Castelcir, avec la mission

t. Cf. Pièces just., n° 169.

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