‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 306 sur 358 · Pièces just.. n» 179, p · texte numérisé non relu

Pièces just.. n» 179, p

GASTON Ier CONCLUT LA PAIX AVEC LE VICOMTE 357

l'espace de trois ans, le comte renonçait en faveur de son cousin à ses prétentions sur la terre de Gavardan, celui-ci devrait lui rendre la rente constituée sur les terres du Carcasses ou sur celles du pays de Foix, comme il vient d'être dit. Le vicomte s'engageait, au reste, à faire tous ses efforts auprès de Mathe, sa mère, pour la déterminer à céder au comte les droits qu'elle avait sur le Gavardan.

Ce dernier payerait, en outre, 4.000 livres tournois à Gaston de Fézensaguet , dont mille, dès que celui-ci l'aurait mis en possession des baronies de Castelvieil et de Moncade, et les trois mille autres au bout de trois années. Gaston d'Armagnac, de son côté, remettrait au comte les terres de Catalogne, dès qu'il aurait été avisé par Bertrand- Jourdain de l'Isle de la délivrance des châteaux du Carcasses '.

Le comte de Foix, enfin, ferait jurer l'observation du présent accord à Marguerite, sa mère, à la comtesse, sa femme, et aux tuteurs dont il pourvoirait ses fils et ses filles. Gaston d'Armagnac devrait en faire de même. Raimond-Foulques promit à ce dernier de ne pas aider son cousin, si celui-ci contrevenait aux clauses stipulées.

Cependant les parties n'arrivèrent pas immédiatement au règlement définitif de leurs débats, malgré les précautions prises pour garantir l'exécution du traité de Tarragone. Il s'écoula un an environ avant qu'elles fussent entrées en possession réelle des terres ainsi échangées. Le dernier chapitre de ce travail va nous retracer les diverses péripéties qui faillirent annuler l'elfet des pourparlers précédents.

1. Il avait été stipulé que les terres cédées par îe comte seraient confiées à la garde de ce seigneur, avant d'être délivrées à Gaston d'Armagnac. Bertrand-Jourdain devait les tenir au nom de celui-ci et ne les lui remettre que lorsque la délivrance des baronies de Moncade et de Castelvieil aurait été faite au comle.

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