Pièces just., n° 8. — Cf. l'héliogravure ci-contre
'■\. Un inventaire du xin1' siècle, conservé aux archives du chapitre d'Urgel (/'/., n" 47, p. 00) ne cite que Guillaume et Miron comme fils de Guitard. Peut-être Isarn et Raimond moururent-ils avant leurs frères, ou bien n'eurent-ils pas de rapports particuliers avec l'église ?
La piété de Guillaume-Guitard fut aussi sincère que celle de ses prédécesseurs. Nous en avons la preuve dans sa donation 1 à l'église d'Urgel de la vallée de San Juan, avec ces chàtellenies de Civis, d'Arts et d'Aos (31 juillet 1110). Il y établit que sa lille Ermengarde, son héritière principale 2, et les successeurs de cette dernière tiendraient désormais cette vallée en fief de l'église. Cet acte de libéralité fut la source des droits de suzeraineté de celle-ci sur les domaines propres des seigneurs de Caboet : droits indiscutables au premier chef, puisqu'ils avaient pour base l'autorité testamentaire. Ils n'en furent pas moins l'objet de contestations sans nombre de la part de plusieurs des successeurs de Guillaume-Guitard, de la part des comtes de Foix en particulier; aucune ambition cependant ne réussit à les effacer.
Relations féodales des seigneurs de Caboet tirée la Mitre dlrf/el, principalement au sujet de l'Andorre.
Le testament de Guillaume-Guitard intéresse également l'histoire de l'Andorre. C'est, en effet, le premier texte citant cette vallée comme ayant été possédée en fief par la maison de Caboet. Guillaume-Guitard la laisse à sa fille Ermengarde : « Et relinquo ei ipsud quod habeo in val de Annorra, per fevum ». Ce seigneur n'énonce pas, il est vrai, le nom de l'évêque d'Urgel, son suzerain; il n'en est pas moins sur qu'il n'en avait pas d'autre ; toute la suite de nos documents le prouve. Cela est tellement certain, que l'ancien inventaire