‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 89 sur 358 · Pièces just., n° 47, p · texte numérisé non relu

Pièces just., n° 47, p

■2. Id., app., n° III.

:}. Id., n° IV.

4. L'évêque a soin cependant de réserver, d'une manière expresse, les droits de Bertrand, fds de Bertrand de Taraseo, soit à propos des vallées de Caboet et de San Juan, soit au sujet de l'Andorre.

quée par la condition que, si Arnaud venait à être séparé d'Arnalde pour une cause quelconque, tous les domaines désignés plus haut devraient rester la propriété de cette dernière.

Le prélat régla enfin un article spécial relativement au service militaire à prêter par son vassal, au cas d'une guerre entre l'église et les deux autres suzerains du vicomte de Gastelbon : les comtes d'Urgel et de Cerdagne '. Il fut décidé que l'évêque ne pourrait l'exiger de lui contre ces seigneurs, mais qu'il aurait à sa disposition les châteaux des vallées de Caboet et de San Juan ainsi que les troupes de ces domaines. Le successeur d'Arnaud rentrerait, d'ailleurs, dans le droit commun et devrait le service de guerre contre tous sans exception, s'il lui arrivait de ne plus être vicomte de Castelbon. L'acte se termine par le serment de fidélité très circonstancié dans lequel Arnaud s'engage à observer ces diverses conventions.

Ce document est d'un intérêt réel, car il met bien en relief la reconnaissance éclatante que ce personnage dut faire alors des droits de l'église et les revendications injustes qu'il éleva plus tard contre le pouvoir de la Mitre. Les termes si précis de l'accord de 1186 ne permettent pas l'ombre d'un doute sur la nature de ses devoirs vis-à-vis des évèques ; aussi, l'on no peut expliquer ses guerres postérieures avec ceux-ci que par la mauvaise foi la plus insigne et l'ambition la plus effrénée.

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