‹ Religion et médecineChapitre 11 sur 55 · C'est là Je plus grand et le premier commandement · texte numérisé non relu

C'est là Je plus grand et le premier commandement

r Sninl Mathieu, cU. xxii, § iv. Trad. de la VulgaW par Lb Maisthb db Sact. Nouv. Test., t. I, p. 37.

39. Et voici le second qui est semblable à celui-là : Vous aimerez le prochain comme vous-même.

40. Toute la loi et les prophètes sont renfermés dans ces deux commandements.

A tous les points de vue l'observation de cette loi basée sur l'amour, c'est-à-dire sur cette qualité de notre âme par laquelle nous ne voulons que ce qui est réellement bon pour les autres et pour nousmême, est une garantie de bonheur et d'énergie individuels, de paix sociale.

Sans s'en douter,L. Buchner(l) a maintenu la même loi, mais en la rapetissant au seul but utilitariste. Il en a enlevé ce je ne sais quoi de grand et de sublime qu'il y a dans l'amour, qui est l'oubli de soi-même en faveur de l'autre. Pourquoi ? parce que sa proposition ne repose pas sur le critérium du premier commandement donné par Jésus.

Cependant il est bien certain que l'accord de l'intérêt particulier avec l'intérêt général constitue un grand principe moral ; il est non moins certain aussi que l'observation de la loi évangélique, explication et résumé de la loi du Sinaï, est un principe moral supérieur à l'autre, car il est basé sur des raisons que la psychologie humaine nous démontre supérieures. C'est un fait d'observation et même d'expérimenta-

(1) L. BucHNER, Fores et Matière, pp. 319, 320, 321. Paris, Schleicher, 1906.

lion. Je ne m'attarderai pas à le démontrer. Cela élargirait un peu trop le cadre de cette étude. Son but est en effet d'exposer que par l'observation des commandements on assure la santé psychique et physique, lune étant un soutien de premier ordre pour l'autre et la seconde réagissant sur la première. Avec la santé on a le bonheur. On peut alors accomplir son devoir, se consoler par le travail, jouir de la beauté et poursuivre son idéal, son rêve. L'observation des commandements nous permet d'interpréter exactement les règle de l'hygiène, d'où la santé et le bonheur physique, et d'interpréter exactement la vie, d'où la santé et le bonheur moral.

Pour des raisons de mnémotechnie, l'Eglise a traduit de la façon suivante les commandements de Dieu. Les trois premiers constituent les devoirs de l'homme envers Dieu et les autres les devoirs naturels de l'homme envers l'homme.

Qu'on nous permette de les reproduire :

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