POEME
Toujours plus pure, 6 mon âme ! ô mon cœur, toujours
plus pur !
Sur cette pourriture des œuvres et des jours.
Sois réternelle flamme de ï instant !
Plus je vis, plus j'aime ; plus j'aime, plus je suis.
Je surprends ce que je n avais pas surpris.
Ce nest pas de savoir quil s'agit, mais de comprendre.
L'ardeur de chaque instant se survit en esprit.
Ils disent que je vieillis, et il me semble naître.
Je n'étais pas hier encore, n'étant que moi :
Je me fais chaque jour un peu plus tout ce que je suis, tout
ce qui vit.
Je ne m'élève pas : je m'ouvre ; f adore et je conçois.
Je suis un miroir que l'image féconde.
Où rien ne passe, rien, même pas une ombre.
Qui ne se fasse rêve et sourire, sang qui brûle et tendre vie.
ACHEVÉ D'IMPRIMER PAR L'tMPRIMERIE BELLENAND A FONTENAY - AUX - ROSES LE AOUT 1917
L>i:UX IXANTS
PQ
Suarès. André, 1868-1948.
mi
■■■^fehife*/', ;
jSi? «^-îtf^ ^-^^ '-^
-^am\