ÉVOLUTION ET DIAGNOSTIC DES TUMEURS, ETC
diagnostic, qui peut contribuer à nous y faire arriver de bonne heure. La cystoscopie, à côté du précieux avantage de montrer le saignement urétéral, a le grand inconvénient d’obliger à attendre le retour d’une hématurie pour devenir positive dans ses résultats. Nous savons, l’exemple de la femme de la salle Laugier nous le montre, quelle peut beaucoup tarder, même dans les cas graves. Pour notre malade, la palpation, grâce à la mobilité du rein malade, a repris tous ses droits. Vous ne pouvez trop en répéter l’emploi. Vous venez de vous trouver en face d’un cas de mobilité intermittente, qui a fait hésiter plusieurs d’entre vous à localiser la lésion à droite; dans d’autres circonstances, il vous arrivera aussi de ne réussir qu’après avoir plusieurs fois échoué.
Lorsque vous êtes en présence d’un malade hématurique, et qu’au symptôme hématurie ne s’en associe aucun autre, lorsque la vessie est reconnue indemne par la cystoscopie, attachez-vous à la recherche d’une lésion rénale cancéreuse. Etudiez attentivement les urines totales, afin de savoir si elles ne subissent aucune autre modification.
que celles qui résultent du mélange du sang; faites l’analyse comparative de l’urine des deux reins en pratiquant le cathétérisme des uretères, multipliez sans compter les recherches de la palpation méthodique. N’abandonnez l’idée d’un néoplasme encore peu développé, que lorsque vous aurez trouvé une autre explication de l’hématurie, et, pour peu qu’il vous reste des doutes, pratiquez une opération exploratrice dès que vous saurez quel est le côté qui saigne. Vous utiliserez ainsi, au mieux des intérêts de vos malades, les éléments qui permettent le diagnostic précoce des tumeurs cancéreuses du rein.
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