‹ Remarques sur la faune des iles Saint-Paul et Amsterdam, suivies d'une description des mollusques testacés de ces deux ilesChapitre 25 sur 38 · Marinula Maindroni, C. V., pl. IV, lig · texte numérisé non relu

Marinula Maindroni, C. V., pl. IV, lig

Coquille mince, courte et globuleuse, semi-transparente et colorée en brun clair ; surface lisse et brillante ; spire petite, très-acuminée, masquée presque complétement par le dernier tour, qui est arrondi et très-développé ; ouverture grande, dilatée vers la base; bord columellaire non épaissi, marqué de plis beaucoup plus aigus que dans l'espèce précédente; bord libre mince et tranchant, non sinueux.

Hauteur : 4 millimètres ; diamètre : 3 millimètres un quart.

Habitat, — Ile Amsterdam; dans les vacuoles des laves, au pied des falaises, assez rare. *

Observations. — Cette petite espèce, qui paraît spéciale à l'île Amsterdam, se distingue très-facilement de la précédente par sa coloration particulière, sa spire aiguë et sa forme globuleuse.

GENRE SIPHONARIA, SOWERBY.

39. Siphonaria Macgilliwayi, Reeve, pl. IV, fig. 27-29. — Reeve, Conch. iconica, fig. 25.

Coquille d'un noir grisàtre, brune par transparence, capuliforme, assez surbaissée, légèrement contournée, ovalaire et dilatée à la base ; crochet presque terminal, recourbé et rejeté fortement à droite ; test peu épais, muni d'un épiderme simple, mince, orné de côtes rayonnantes, assez larges, obtuses, à peine indiquées, mais en général plus accusées sur le côté antérieur ; côté antérieur arrondi et fortement convexe ; côté postérieur convexe, peu élevé et très-peu développé; ouverture assez grande, présentant sur son bord externe une légère sinuosité, qui correspond à une gouttière à peine indiquée ; face interne lisse, d'un beau noir brillant; impression musculaire assez profonde, divisée, sur le côté droit, par un large espace longitudinal, peu déprimé, correspondant à la gouttière siphonale.

Longueur : 42 millimètres; largeur : 8 millimètres; hauteur : 6 millimètres.

Habitat. — Tes Saint-Paul et Amsterdam: sur les blocs isolés, au pied des falaises et dans toutes les parties exposées aux embruns, jusqu'à 5 ou 6 mètres au-dessus du niveau de la mer. A Saint-Paul, les Siphonaires se trouvent surtout sur la petite pointe qu'il faut contourner à marée basse, pour se diriger de la jetée du nord vers la baie des Manchots; sur les rochers de la pointe Enragée et sur ceux des Deux Frères, sous la pointe Hutchison, partoutenfin où la mer brise avec violence. Ils vivent par petites colonies, pressés les uns contre les autres, et s’introduisent dans toutes les fissures, dans toutes les vacuoles des laves. Nous n’en avons pas vu un seul individu dans l’intérieur du cratère.

A Amsterdam, cette espèce (pl. IV, fig. 30) est généralement plus déprimée, plus dilatée à la base et de plus grande taille qu'à Saint- Paul; les coquilles sont en même temps moins foncées ; au lieu d’être uniformement noirâtres, elles sont brunes et traversées par des bandes rayonnantes jaunâtres, assez nombreuses,

128 CH. VÉLAIN.

Observations — C'est Reeve qui, le premier, a fait connaître cette espèce et l’a citée de l’île Saint-Paul ; elle s'éloigne des véritables Siphonaires par un certain nombre de caractères tirés de la coquille, qui correspondent à des modifications importantes dans l'organisation de l'animal, et devront, certainement, nécessiter la création d'un genre nouveau, ainsi que je me propose de l’établir prochainement.

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