‹ Remarques sur les arpentages faits dans le Bas-Canada et extraits de rapports d'arpenteurs [microforme]Chapitre 5 sur 7 · PT PE · texte numérisé non relu

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le cordon en profondeur. Dans le milieu du lac est une petite île. Un chasseur, que j'ai rencontré depuis, m'a dit que ce lae se nommait le lac à l’Ilet, et que lui-même y avait pris beaucoup de truites. Dans le tracé du cordon en profondeur du township Tourelle, outre divers petits ruisseaux, je dois noter l'intersection de deux rivières. La plus petite de ces rivières, qui se trouve au milieu du 3e mille, mesure 85 mailles de largeur et cours sur un terreia plat dans la direction du nord au sud. l’autre, mesurant 1 chaîne 5 mailles de largeur, se trouve sur le commencement du 7e mille. Cette rivière, que l’on m'a dit être un bras de la grande rivière Ste. Anne, coule de l'ouest à l’est et se fraye un chemin à travers les monts Chic-Chacks. A un mille environ au nord du cordon en profondeur, cette rivière semble couler sur un terrain plau ; de là les côtes formées par son cours s'élèvent progressivement dans la direction est; à cet endroit où il y a intersection avec le cordon en profondeur, elles ont déjà atteint une hauteur d'environ 1500 pieds.

« Les espèces de bois qui dominent dans le township Tourelle, sont : le sapin, le bouleau, le mérisier, l’épinette, le cèdre; on y rencontre de l’érable, mais en petite quantité. La seule érablière qui se trouve digne de mention se trouve dans les environs de la ligne de du côté nord-est du ruisseau Patate. Nous avons rencontré là 4 ou 5 cabanes, où on fait le sucre au printemps. Les cèdrières sont en assez petit nombre, mais le cèdre y est de bonne grosseur et de qualité supérieure. Les plus considérables de ces cèdrières sont sur le parcours de la Rivière-Ste.-Anne et du Ruisseau-Patate. Nous avons rencontré un grand nombre de souches de pin dans cette partie du township, s'étendant depuis le Ruisseau-Patate jusqu’à ln Rivière-Ste.-Anne ; mais je ne me rappelle pas y avoir vu un seul” de ces arbres debout.”

“ Le sol est pour la majeure partie de terre jaune et de terre sablonneuse ; sur le parcours de la petite Rivière-Ste.-Anne, on trouve des terrains argileux et de marne jaune ; mais ces terrains ne sont jamais de grande étendue. Les terrains de même espèce qui se rencontrent dans les autres parties du township occupent toujours si peu d'espace et ont si peu de suite, qu’il est inutile de les mentionner.”

& En résumé, je me permettrai d’ajouter que, de tous les townships offerts à la colonisation, il en est peu de plus propre à attirer l'attention que le township Tourelle. Ce township a bien, il est vrai, le désavantage d’une culture rendue, en quelques endroits, difficile par l’aspérité des côtes et des coupes de ruisseaux, mais en général le sol y sera fertile. En outre, les colons trouveront iei les ressources d'une pêche inépuisable en poissons de toute espèce, et aussi des communications faciles pour le transport et l'échange de leurs produits: Ste. Anne, d’abord, par l'établissement de premier ordre qu'y maintient Jean LeBoutillier, écuier, offre un marché excellent. Deplus, le bassin de la grande rivière Ste. Anne, qui offre un port sûr, est fréquenté pendant toute l'année par des goëlettes qui voyagent entre Québec et Gaspé. Il sera peut-être bon d'ajouter que le township de Tourelle forme partie du Port frane de Gaspé, et qu'avee le township de Cap-Chat, il en est la limite sud-ouest.”

TOWNSHIP DE DAAQUAM.

Ce township est situé dans la vallée de la Rivière-St.-Jean, en haut, dans le comté de Bellechasse, et est borné au sud-est par cette rivière, où il forme partie de la frontière sud de la Province en vertu du traité d'Ashburton, ct au nord-ouest par la Rivière-Daaquam, où Mettawaquam ; d’un côté, au nord-est, par le township de Panet, et de l’autre, au nord. ouest, par le township récemment arpenté de Langevin. C'est le township le plus au sud des townships traversés par la ligne projetée de chemin, divergent d'angles droits du chemin T'aché, dans le township de Mailloux ; ce chemin une fois achevé jusqu'au point indiqué, servira beaucoup à offrir un vaste champ à la colonisation. M. l'arpenteur provincial Casgrain donne un compte-rendu favorable du sol et du bois de ce territoire dans son rap-

port sur l’arpentage de la partie arable dû township : & Ayant de terminer mon rapport, je dois déclarer qu'en combinant toutes mes obser-

vation sur la nature du sol et ses accidents dans le cours de mon exploration du township Daaquam, j'ai trouvé, en somme, les terres de ce township très-favorables à la culture, et

offrant aux colons qui voudront les défricher les plus belles garanties de succès. (Ce qui contribue le plus à m'inspirer cette confiance, c’est le fait si rare et si remarquable que ce territoire est partout extrêmement plan et généralement peu rocheux, avantage qui assure aux défricheurs les plus grandes facilités pour l'ouverture des voies de communications. Les seules dificultés à surmonter dans la colonisation de ce township consistent dans l’existence de quelques savanes eà ct 1h, mais ces difficultés ne sont rien en comparaison de celles causées par les inégalités du sol, et j’ai le plus ferme espoir que, avant peu, un avenir brillant se prépare pour Ja vallée située entre la Rivière-Danquam et lu Rivière-St.-J'ean,

TOWSHIPS DE ROLETTE ET PANET.

Ces towships, situés dans le comté de Montmagny, sont limitrophes le long de leurs limites sud-est et nord-ouest, et occupent le plateau à l'embouchure du bras nord-ouest de la Rivière-St.-Jean, et ceux de la Rivière-du-Sud. Le premier de ces townships est borné par le township de Montminy, traversé par le chemin Taché; le second s'étend dans la direction sud-est jusqu’à la frontière de la province ; les limites sud-ouest des deux townships formant partie de la ligne qui sépare les comtés de Montmagny et Bellechasse, et la limite nord-est formant la limite sud-est du township de Talon.

Un chemin praticable, appelé “chemin des Anglais,” coupe ces townships ; ce chemin fat ouvert par des partis d'explorateurs anglais et américains chargés de vérifier la ligne frontière aux termes du traité de Washington, dans le but unique de transporter par cette ligne de communication les provisions achetées dans les anciennes paroisses sur le St. Laurent ; depuis, il a servi au transport du bois, et en y faisant quelques améliorations, il pourait devenir très-utile aux premiers colons de ces townships, jusqu’à ce que ce territoire soitentièrement établi,

Le rapport de M. l’arpenteur provincial Têtu fait voir jusqu’à quel point la terrre y est propre à la culture :

‘“ Ce qui frappe au premier abord dans ces townships, c’est la bonne qualité de la terre, qui se trouve partout si uniforme, sur toute la superficie de ces deux townships. A perte de vue sc développent de vastes plaines qui sont interrompues de quelques rochers très-rares, Ct qui ne servent, pour ainsi dire, qu'à relever cette immense plaine. La Rivière-Daaquam, qui traverse le township Panct dans toute sa largeur, arrose les deux rangs les plus fertiles de ce township. En approchant de la frontière, le terrain devient un peu médiocre, ce qui est dû aux savanes, qui, n'étant pas très-étendues, sont cependant assez nombreuses ; encore, quand Ja colonisation se sera portée vers cette partie du comté, trouvera-t-on des moyens très-faciles d'assécher ces savanes et de les faire produire autant que les meilleures parties du township Panet ; car il faut bien remarquer que le sous-sol de ces savanes étant d'argile, (terre glaise,) surmonté d’une épaisse couche de detritus végétal, cette partie ne manquera pas de devenir très-fertile aussitôt que les travaux d’assolement auront été commencés. (es travaux seront beaucoup facilités par les ruisseaux qui sillonnent en tous sens cette partie du township et qui se jettent les uns dans la Rivière-Daaquam, les autres au sud de la ligne frontière.

“ En général, le sol de ces deux townships est graveleux et sablonneux, mais on rencontre beaucoup de terrain argileux et très-propre à la culture. On trouve aussi de la terre jaune, grise et noire, mais en moindre quantité, quoique de bonne qualité ct toute trèspropre à la culture.

“ Le bois est généralement aussi beau qu’on peut s’attendre de le trouver sur une terre aussi fertile, et qui ne demande qu’un peu d'ouvrage pour devenir cultivable, car le bois est généralement assez rare. Celui qui domine ost l’érable, l'épinette, le pin, le cèdre et le mérisier, tout bois d'excellente qualité.

“J'ai la ferme conviction qu’aussitôt la subdivision de ce township terminée, l’on verra

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les colons s'y jeter en foule ; il y a déjà une bonne route de chantier qui y conduit ; elle est communément connue sous le nom de chemin des Anglais, qui l'avaient assez bien faite pour pouvoir charroyer des provisions durant l'été. Elle traverse une partie de Polette et coupe la ligne provinciale un peu à l'est de la ligne nord-est du township Panct ; ils s’en servirent tout le temps que durèrent les chantiers ; mais depuis que le commerce de bois est fini dans cette partie, la route a été peu fréquentée ; définitivement, elle est abandonnée Très-pou de frais pourraient la mettre en bon état ; il ne s'agirait que relever les arbres qui sont tombés sur le chemin, et le redresser un peu, quoique généralement il soit assez droit. Très-peu d'argent en ferait un des plus beaux chemins de colonisation et un des plus fréquentés. Cette partie du comté ressemble beaucoup au terrain des townships de l’ouest, et

est au moins aussi bonne.”

TOWNSHIPS DE GARNEAU, CASGRAIN ET LA FONTAINE. Les deux premiers de ces townships sont situés au sud-ouest, et le dernier au nord-est, au rang du chemin Elgin, dans le comté de l'Islet. Le reste des terres non arpentées dans les townships plus haut nommés, a été divisé en lots de ferme dans le but d'élargir le champ de la colonisation, en conséquence de la vente rapide des terres placées des deux côtés du chemin Elgin, achetées par les eultiva-

teurs entreprenants des anciennes paroisses des scigneuries qui bordent le St. Laurent ;

l'ouverture du chemin Taché, qui traverse les townships de Garneau ct Lafontaine et coupe le chemin Elgin, contribuera beaucoup à activer l'établissement de ces terres publiques. Description des terres divisées en lots de ferme, dans le township de Grarneau :

&“ Les cinq derniers rangs du township de Garneau, maintenant arpentés, donnent une superficie de vingt-deux milles acres de terre en partie bien propice à la colonisation, offrant une surface généralement unie et boisée le plus souvent de bois franc mêlé ; on y rencontre plus de roches que dans le township Casgrain.”

Description des terres arpentées dans le township de Casgrain :

& Les cinq derniers rangs du township Casgrain, qui forment une superficie de 20,226 acres, sont généralement moins rocailleux que ceux du township Garneau ; ils sont en partie boisés en érablière, offrant un sol généralement sablonneux et de bonne qualité. Ce township est sillonné en tous sens par de puissantes et nombreuses rivières, sur lesquelles on pourrait facilement faire de nombreux moulins de toute sorte.”?

Description des terres arpontées dans le township de Lafontaine :

« Il se rencontre, en différents endroits, sur ces terrains, des prairies faites par les castors il y a un bon nombre d'années, qui seront d’un grand avantage pour les colons, par la facilité qu'ils auront de se procurer du foin qui, quoique d'une qualité assez inférieure, n’en sera pas moins utile pour les aider à hiverner leurs bestiaux, les premières années qu'ils occuperont leurs lots, en attendant qu'ils puissent en récolter de meilleur. [ya aussi, sur quelques lots, des érablières dont plusieurs sont déjà occupées par des personnes qui y ont fait du sucre depuis deux ou trois ans ; les érablières seront un autre avantage

pour les colons qui se trouveront à avoir ces lots, leur donnant occasion de gagner quelqu'argent en les exploitant dans une saison où il ne leur serait pas possible de rien faire pour avancer les travaux de leurs terres.

& On est surpris en voyant ces belles terres, qui sout pour ainsi dire à la porte de nos cultivateurs établis dans les paroisses situées le long du fleuve St. Laurent, qu’elles ne soient pas établies depuis de longues années, pendant que nos jeunes gens les plus vigoureux de nos campagnes <'slcignaient pour aller vivre au jour le jour chez des étrangers. Une des raisons premièrs, st qui en à certainement retardé l'ouverture, a été les mauvais rapports que faisaient les chasseurs, pour une raison ou pour une autre, contre ces terres, disant qu’elles n'étaient que des savanes et des rochers entièrement ineultes, qu’il ne fallait pas songer à établir; rapports que confirmait l'apparence par une lisière de un à un mille et demi en arrière des seigneuries, qui est telle que ces chasseurs représentaient le veste ; ensuite le manque complet de chemin pour parvenir à ces terres, et en dernier lieu l'incer-

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paration entre cette prov ces derniers prétendant, avant qu'elle fut tirée, que toutes les terr

d’eau qui se déchargent dans la Rivière-St-Jean leur appartenaient, enle le township Dionne, et plus de la moitié de cclui de Lafontaine, une des mcilleures parties.

“ Mais, à présent que ces terres ont uu bon commencement d'établissement espérer qu’elles vont s’ouvrir pr'omptement, en donuant le moyen

trieuse de se pourvoir d’une honnête aisance, fout en empêchant Jeunes gens d'aller ailleurs

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