TOWNSHIP DE MANN
Les terres divisées en lots de ferme dans c
e township, dans le comté de comme le fait voir le rapport de 1861
Bonaventure, » Sont situées en arrière du rang de la Pointe-auivière du Loup, et à l’est du territoire réservé pour les sauvages Micmacs de Ristigouche. Elles sont b Shoolbred et le township de Nouvelle, ct
L’excellente qualité du sol dans rence des terres,
Chêne et des terres vendues sur la R
ornées à l’est par la seigneurie de au nord par le reste du township.
ce township, ses bois magnifiques, et la belle
ne sauraient manquer d'attirer les émigrants, surtont les A Nouvelle Ecosse et de l'Isle du Prince Edouard,
appacadiens de la
titude de savoir où passerait la ligne de sé ince et les Etats-Unis, es arrosécs par les cours vant par ]à tout qui en sont à peu près
, il faut à unc population indus-
aussi, par la suite, nos pour n’y rencontrer que déception.”
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Etats-Unis, À Le rapport de M. Legendre donne une description très cncourageante do l'étendue de
a a - terre arpentée :—
à peu Ds “ Tout le terrain que je rencontre, eu prolongeant cette ligne, est tellemeut bon et si propre à la culture, qu'il a été pris au fur et à mesure que je l’arpentais ; j'étais accompagné
par un grand nombre de jeunes forts à bras qui ne se contentaient non seulement de mar-
quer leurs lots, mais qui actuellement abattaient les arbres et défrichaient le terrain pendant
que j'ouvrais la ligne.
& Ce terrain est parfaitement uni et boisé de très-gros mérisiers et érables ; il s'étend vers l’est je ne sais jusqu'où, car la Petite-Rivière, à une distance de 14 à 15 chaînes à l'est de sa jonction avec ma ligne, vient du nord, et c’est du côté Est que ce terrain si uni et si bon m'a paru alors s'étendre.
& Ayant depuis prolongé l'arrière ligne du rang Est de la Rivière-du-Loup jusqu'au septième rang, j'ai pu me convaincre que le terrain déjà mentionné s’étendait à l'est ; je le rencontrai sur la partie nord du 5e mille et sur le 6e, et de là, si je puis en juger par l’ap- , toute la parence, je crois qu’il ne se termine qu’à la vallée formée par la rivière Escuminac. dance du { « out le terrain qui se trouve compris entre le Ruisseau Busteed et l'arrière ligne du rang Est de la Rivière-du-Loup, est de la meilleure qualité, et quoiqu'il se trouve très élevé, il est cependant uni et l'accès en est très-facile ; l'abondance relative du bois est le mérisier d’une grosseur énorme et très-sain.
nalement ai La grande vallée du Ruisseau Busteed est boisée de pins dont le plus grand nombre m'a paru sain. Ce ruisseau ne s'étend, à ce que j'en suis informé, que vers le quatrième rang d’où il origine.
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ata, aux
centrale “ Je me suis rendu au poteau entre les 4e et 5e rangs, sur le rang Est de la Rivièrele là dans du-Loup, et j'ai prolongé cette ligne jusqu'à sa jonction avec la ligne ouest du township
Nouvelle ; le sol que j'ai rencontré le long de cette ligne est encure préférabie à celui des
ie rangs déjà parcourus, et pour en donner une idée, je dirai qu'il est comparable à celui du
ellement à Matapédia.
isation à É “ Le bois dominant est le même que plus bas, c'est-à-dire le mérisier et l'érable, et à
unit ê l'exception de la côte qui se trouve à descendre au point de départ, le terrain jusqu’au ruisseau Harrison est uni. Cette côte est la dernière dans ce rang que je dois rencontrer,
ont cou- j vu que la branche Est de la Rivière du Loup et le ruisseau Bustecd prennent leur origine
vers le milieu du dit 4e rang, dans une épinettière, et que de Ià les montagnes disparaissent.
& L'accès pour se rendre dans aucun des rangs de ce township est d'autant plus facile qu'il se trouve actuellement des chemins à billots le long de ces différentes branches de ruisseaux, qui s'étendent jusqu’à la Rivière Escuminac, et une fois à la tête des ruisseaux st ques- susdits, il n’y a pas de choix à faire pour les chemins, vu que le terrain est le même partout.
l « La vallée du ruisseau Harrison dans ce rang est plus large et moins profonde qu’elle ne l’est dans les rangs 16jà tracés, ct la terre dans cette vallée est bonne au suprême degré ; le bois qui y croît est d’une grosseur énorme ; l'on y rencontre par exemple des frênes égaux en grosseur aux pins; le bois dominant est l'orme, le frêne et le merisier. Cette vallée m'a paru s’élargir dans l'intérieur, et je ne doute point que dans les rangs adjacents je la trouve encore préférable, non par la qualité du sol—car il est impossible d’en rencontrer de meilleur—mais por sa plus grande étendue sans côtes. Ce ruisseau fournit un volume d’eau considérable, et des moulins peuvent être mis en opération partout le long.
& Plus j'avance dans l’intérieur, plus je trouve le sol préférable, et je suis informé par des gens dignes de foi, qu’il y a de beau terrain et de la même qualité jusqu’à la Rivière Escuminac, dans l'intérieur. J'ai pu d'ailleurs en juger, non seulement par l'apparence de enture, celui que je laissai entre les Ge et Te rangs, lorsque je prolongeais l'arrière ligne de la Rivière-du-Loup, rang Est, mais encore par l'avantage que j'avais à voir du sommet de la
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uses par té acheendues ;
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era montagne entre les 3e ct 4e rangs, dans l’intérieur du township. J’observai alors de cette é pour place qu'il se trouvait une rangée de montagnes qui s’étendaient du sud-est vers le nordurie de ouest, à plusieurs milies d’où je me trouvais, et que de ces montagnes vers le lieu d’obsersation, le terrain inclinait graduellement ; j'ai par là raison de croire que ces montagnes séparent la rivière Escumiuac au nord ct laissent une très-grande étendue de terrain propre FRÈRE à des établissoments immédiats de ee côté-ci vers le sud-ouest.” de la
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Rapport de M. l’arpenteur provincial Duval sur l'exploration du ehemin à l’Anse-à- Gilles :
( Quant à la qualité de la terre partant du ôme mille jusqu’au 9me, le long de ce chemin, elle est médiocre. Quant à la partie supérieure, c’est-à-dire celle qui se prolonge jusqu’au chemin laché, elle est très-propice à la culture ; le sol n’est pas pierreux et me paraît très-riche. Les profondeurs sur les 5me et 6me rangs que j'ai tirés, se composent d’une grande et belle érablière, sur laquelle on a établi plusieurs sucreries ; le sol sur ces deux concessions est très-riche ; on n’y voit point de roches ni de côtes, en sorte que tou: est à l'avantage des colons. Je ne crains pas de dire que c’est la plus belle et la plus grande étendue de terrain que j’ai parcourue jusqu'ici ; elle est, sous tous les rapports, avantageuse à ouvrir.
4 Je n'ai aucun doute qu’une fois ces terrains connus, il ne manqueront point d’être appréciés par une foule de colons qui se livreront avec zèle et empressement à leur défrichement, et en retireront un grand profit. Dès que la route sera ouverte à une assez grande distance, il est certain que la colonisation progressera dans le township Patton.
« Les moyens de communication sur ce territoire seront des plus faciles, car on n’y aperçoit aucune côte remarquable ; cependant, il y a Er élevations qui ne sont point désagréables ; car sur le sommet de ces petites éminences, l’œil contemple avec plaisir cette vaste étendue de terrain qui nous enveloppe et qui nous remplit d’admiration envers l’auteur de tant de merveilles. Le bois, en général, est long et gros ; on y remarque quelques cèdrières mêlées de grandes et belles épinettes.””
Rapport de l’arpenteur provincial Têtu sur l’arpentage des terres sur le chemin Arago :
4 Dans les parties des towuships Lessard et Beaubien, que j'ai arpentées, on y rencontre quelques endroits d’un sol rocheux, mais cela ne sera pas un obstacle à l’établissement de la presque totalité de ces lots, dont le terrain est, en général, propre à la colonisation. La qualité dominante du bois, dans ces deux townships, est la cèdre, sapin, bouleau, aulne, épinette; il y a pou de pin de forte dimension dans le voisinage immédiat de la ligne de chemin ; mais la certitude qu’il existe encore du bois de construction dans le township Lessard, c’est que, dans le mois de novembre dernier, on y a établi un chantier pour la coupe de 6,000 billots, que l’on transporte au Bras-d’Apic. Toute la partie d’Arago est propre à la culture ; l'espèce de bois que l’on y voit est l’épinette, le bouleau, le merisier et principalement l'érable ; le fait est que, dans ce seul township, le nombre de sucreries exploitées l’hiver dernier a été de plus de soixante.
‘ La ligne de chemin Arago est déjà d’un grand avantage comme chemin de raquette pour les personnes qui font du sucre dans ce township.”
Rapport de M. l’arpenteur provincial Blaïklock sur l'exploration d’un chemin du bassin de Gaspé à Port Daniel, dans le district de Gaspé :—
‘“ Bien que mes explorations aient manqué d’atteindre le but énoncé dans mes instructions, c'est-à-dire, ouvrir à la colonisation la contrée en arrière des terres arpentées dans cette région, néanmoins, je suis d'avis qu’il pourrait être tracé un bon chemin, qui, passant par les rangs en arrière des townships d’York, Douglass, Malbaie et Percé, atteindrait le bord de la mer près de la seigneurie de la Grande Rivière et offrirait aux colons une vaste étendue des terres vagues de la couronne. Cette route raccourcirait la distance à la Baiedes-Chaleurs d'environ treize milles, et aurait de trente-deux à trente-trois milles de longueur ; il mettrait en même temps un terme aux dangers et aux délais fréquents causés par la traversée du Barachois, de Malbaie et Douglasstown, où après les grandes tempêtes, la mer vient se briser avec grande violence sur les battures à l'embouchure de ces rivières, sans compter que la glace qui flotte le printemps retarde très souvent le transport des malles et des voyageurs.
« À part cette ligne, grand nombre d’autres embranchements moins considérables pourraient être ouverts avec avantage, et activeraient beaucoup d’établissements de ce territoire. Par exemple, un chemin qui serait établi jusqu’à la rivière St. J'ean, et qui se relierait au village de Douglasstown, ouvrirait deux rangs presque tout à travers le township d'York, où la terre est d'excellente qualité; en continuant le chemin jusqu’au barachoi de Malbaie et de 1à le long de la rivière, l’on ne tarderait pas à voir s'établir cette magnifique étendue
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de terre qui borde ce cours d’eau. Les rivières York et Dartmouth, dans les vallées desquelles il y a des terres très belles et très propres à l’agriculture, pourraient aussi par ce moyen devenir accessibles au colon. De fait, si l’intérieur des terres 80 colonise, ce sera par l'établissement progressif de ces cours d’eau.
“ Je ne puis terminer ce rapport sans parler de l'impulsion qu'a reçue l’agriculture dans ce pays, depuis les quelques années que je suis ses progrès avec l'œil de l'observateur, la récolte des céréales ct des végétaux devient de plus en plus grande, et le système de culture se perfectionne.
& L’octroi de patentes et la mise en vente des terres de la couronne a aussi donné un nouvel essor à l'agriculture, d'autant plus grand que les occupants ont déjà obtenu, ou sont sur le point d'obtenir des titres de propriétés qu'ils eultivent, et qu’ils se voient ainsi maintenus dans leur possession, garantie qui leur manquait depuis bien des années. (Cela permettra aussi aux personnes qui désirent placer leurs capitaux en biens-fonds dans ce pays, de faire ces opérations avec beaucoup plus de sûreté qu’autrefois.”
Rapport de M. l’arpenteur provincial Blaiklock sur l’exploration d’un chemin à partir de LaTuque, sur le St. Maurice, à aller au lac St. Jean, Saguenay :—
&« La contrée qui se trouve entre la rivière St. Maurice et le lac St. Jean est élevée, accidentée et rocheuse, et baignée par les nombreux tributaires de ces cours d’eau qui viennent y prendre leur source ; la surface est brisée par des montagnes ondulantes comme les vagues, généralement pas très élevées, mais pleines de précipices, sans suite ni régularité. Il y a quelques chaînes de collines ou de grandes vallées, couvertes de bois mêlé épais, mais rabougri, consistant principalement en épinette noire et grise, sapin et merisier blanc ; l'on y trouve ici et là quelques bouleaux, peupliers, épinettes rouges et érables. Le sol de cette vaste région est presqu’entièrement formé de sable, approchant parfois de la marne légère, mais il est si couvert de pierres et de roches, que l'on peut renoncer à l’idée de le rendre cultivable.
& La contrée est sillonnée de petits cours d'eau, et de lacs innombrables, petits et grands, mais les vallées sont étroites et de peu d’étendue. Les rochers fixes appartiennent tous à la formation granitique, et nulle part je n'ai rencontré de trace de minéraux ou de stratification.
&« Il n'y a pas degrandes pinières dans cette région, mais l’on trouve de grandes quantités de pin sur les côtes qui bordent lesrivières et les lacs, surtout sur les rivières Bostonais et Croche ; une grande partie de ce bois est saine et de bonne qualité, mais, règle génerale, j'ai trouvé que le bois était plein de fentes et de nœuds, et plus propre à faire des billots de sciage que du bois équarri. Si les renseignements que j'ai recueillis sont authentiques, les terres à pin du St. Maurice se trouvent à l’ouest de cette rivière.
« L'idée partagée par certains individus qu’il existait une vallée d’une grande étendue reliant le St. Maurice au lac St. Jean était tout-à-fait erronnée ; le fait est que c’est un territoire élevé avee des chaînes de collines qui divisent les différents cours d’eau, diminuent graduellement vers la bauteur des terres, la vallée s’élevant en pente douce jusqu’au point de partage et s’abaissant de la même manière du côté opposé.
& D'après la description qui précède de la contrée située entre la rivière St. Maurice et les établissements du Haut Saguenay, l'on ne peut manquer d'observer que la nature montagneuse et accidentée du terrain, et l’aridité du sol donnent peu d'espoir de le rendre propre à la culture. Dans le cours de mon exploration j'ai trouvé d’assez bonnes terres, mais d’une étendue bien peu considérable, et si isolées qu’elles sont tout-à-fait impropres à la colonisation. La seule localité où il serait passable de former des établissements, est la vallée de la rivière Croche, où les terres d’alluvion sur les bords de ce cour d’eau offrent des avantages qui pourraient engager le colon à s’y transporter.
“ M. l’arpenteur provincial Arcand, chargé spécialement d'explorer cette rivière, à
sans doute fourni au département des renseignements sur ce sujet. « En examinant le plan ci-joint, l’on verra que ma ligne d'exploration passe presque
le long du point de partage, entre les eaux des rivières Croche et Bostonais, et conséquemment traverse le terrain 'e plus élevé du rang: il serait, en conséquence, très-dificile d'y
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construire un ehemin, vu que le sol aux cuvirons chose serait possible en suivant la vallée de la et de là en descendant Ja v j'ignore si cette vallée est
monsieur.
sitifs, n'ayant pas exploré
; Mais j’ai lieu
de renseignements bien a Croche et;le grand lac Ouiatohouan
raversée par la ligne nt
JOSEPH BOUCHETTE, Sous-Arp. Gén.