IL
Ornitholithes des autres parties de la France.
Les plus anciens appartiennent à l’époque tertiaire moyenne et ont été recueillis par M. Lartet dans le département du Gers. M. de Blainville, dans son rapport fait en
| — 2h — 1837 (1), en cite de deux espèce, mais d’un genre encoré à déterminer.
D'autres ont été découverts par M. de Christol et quelques autres naturalistes dans les terrains marins supérieurs du midi de la France, ce sont :
. Des os d’Échassiers, les uns de grande taille, d’autres de sa des plus petites espèces de Hérons;
b. Des Palmipèdes, dont certains au moins sont de la taille du Cygne commun.
On connaît aussi des ornitholithes dans les gypses d’Aix, mais point encore d’osteornis; la seule indication que nous ayons est celle d’une plume que M. Coquand y a rencontré avec des poissons, des insectes, etc. (2)
Tous les autres gisements sont d’époque diluvienne, soit dépôts, soit brèches, soit cavernes. On en trouvera le détail dans l’ouvrage de M. Marcel de Serres (3). Nous rappellerons seulement qu’on n’y a reconnu, dans le petit nombre de ceux qu’on a déterminés, que des espèces actuelles, mais encore en petit nombre. jeur détermination est due à MM. Marcel de Serres, Dubreuil, Jeanjean et Puel. M. Puel désigne positivement à Brengues les Corvus Pics et Perpix cinERA3; M. Marcel de Serres nomme, mais dubitativement, les Anas olor et Anas anser. M. Billaudel cite le Perdix coturnix à Avison, près Bordeaux.
Le dépôt diluvien de Soute (Charente-Inférieure), dont j'ai recu quelques ossements de loup, d’éléphant, de rhinocéros, de cheval et de bœuf, a aussi fourni quelques fragments d'oiseaux; d’autres ont été signalés dans des localités voisines.
(1) Comptes rendus Acad. sc.
(2) Bull. Soc. géol. 1839, p. 78. L " (3) Essai sur les cavernes à cssements.
Après avoir traité des ornitholithes tertiaires et quatenaires de la France, nous devons parler de ceux que les naturalistes ont découvert dans les autres parties de l’Eu-
rope ; et c’est ce que nous allons faire, en commençant par ceux de l'Angleterre.
Ornitholithes de l’ Angleterre.
La rareté des couches tertiaires dans ce pays ne nous permettait pas d'espérer un grand nombre d’ornitholithes. On en a cependant indiqué dans plusieurs endroits, à l’île de Sheppy, et à Norwich principalement.
M. Kœnig a signalé un crâne de Palmipède dans le London-clay de Sheppy, et quoiqu'il n’ait pas établi les caractères différentiels, il en a fait le type d’un nouveau genre, sous le nom de BucKkLANDIUM DILUvII (1).
M. Owen a parlé avec détails d’autres ornitholithes du même endroit, qui font partie de la riche collection des fossiles de Sheppy, réunis par M. Bowerbank, de Londres, et comme un sternum presque entier est au nombre de ces os, l’auteur a pu déterminer le groupe réel auquel ils appartiennent. [l y reconnaît une espèce de Vautour de la taille du Cathartes aura, mais il n’en établit pas les différences par rapport au Percnoptère d'Europe. Il admet que
(1) Icones foss., n. 91; cité par M. Pictef,T. I, de sa Paléontologie et antérieurement par M. Bronn.
ces ossements indiquent un genre nouveau de Vulturidés, qu’il appelle Lithornis; Lirn. VuLTurINUS est le nom de l’espèce type de ce genre. M. Owen rapporte au Lithornis un sacrum également de Sheppy, qui faisait partie de la collection de John Hunter, actuellement le musée du collége des chirurgiens, et il en donne la figure.
Le Crag de Norwich a fourni dans ces derniers temps quelques débris non déterminés d'oiseaux réunis à des ossements de mastodonte, d’éléphant et de cheval (1).
Les cavernes de Kent, de Kirkdale et d’Oreston, ont offert des gisements plus riches d'oiseaux fossiles. M. Buckland rapporte les os de Kirkdale aux genres Corvus, ALAuDA, Pernix, CoLumBA, ScoLoPAx et ANAS.
Ornitholithes de la Belgique.
Nous ne connaissons que ceux dont a parlé Schmerling, et qui sont des cavernes des environs de Liège: Voici com ment il indique leur espèce :
« 1° Les débris d’un Oiseau de proie (phalange ongueale grande comme celle d'un Aigle).
« »° Ceux de deux espèces de Passereaux d’une petite taille, dont il est impossible de reconnaitre le genre. Une portion de mandibule a des rapports avec celle du Martinet.
(4) Proceed. geol. soc. London.
+. Me
« 3° Des débris de Corbeau qui sont plus reconnaissables. |
« 4° Deux variétés de Gallinacés qui ont laissé leurs dépouilles dans le limon ossifère dés cavérnes; l’une ressemble au coq domestique; l’autre est de la grandeur d’un pigeon ordinaire.
« Et 5° parmi les Palmipèdes, nous comptons deux éspèces dans les débris fossiles ; l’une se rapproche d’un Canard de petite taille ; l’autre était de la grandeur de l'Oie orordinaire. » (1)