Remarques sur quelques Élatérides de Madagascar et descriptions d'espèces nouvelles
dernier voyage dans l’Afrique ocjuatoriaîn, M. Foa a rapporte cette curieuse espèce de Cjcuude appartenant au genre Edodus, récemment établi par M. Hou langer et spécialement caractérisé par ses dents nombreuses, sur deux rangs, les dents mandibulaires extérieures étant dirigées horizontalement en avant, tandis (pie les dents internes sont verticales.
N° 99-161. Coll. Mus.
Habitat. —Lac Tnnganyika Sud.
Les deux espèces que M. Boulenger place dans ce genre : Ectodus D esc au t psi, E. mlanoffcnys, ne sont qu imparfaitement connues, les exemplaires étant en assez médiocre état.
Toutefois, d’après quelques caractères qui 11e prêtent guère au doute, ranimai de M. Foa diffère certainement de ces deux espèces par la largeur proportionnellement plus grande de l’espace interorbitaire, par son corps sensiblement plus élevé, par ses écailles plus petites, comme le montre la comparaison des formules, la série longitudinale n’ayant (pie 3 h (‘cailles chez Y Ectodus Dcscampsi, 35 chez Y E. mctauo/jciips.
Hem arques sur quelques Élatérides de Madagascar
ET DESCRIPTIOSS d’eSPECES yOÜVELLES ,
par E. Fleutiaux.
L’examen des récoltes faites à la baie d’Antongil par M. A. Mocquerys m’a procuré l’occasion d’étudier un grand nombre d’espèces, dont quelquesunes, déjà connues, méritent des observations, et dont plusieurs sont nouvelles. C’est le résultat de cette étude que je donne ci-après.
Lagon coxfdsüs Cand.
Candèze a certainenement décrit deux formes différentes sous ce nom. L’une de grande taille, qu’il Tant rapporter à irroratns KL suivant 1 avis postérieur de l’auteur lui-même: le type est au musée de Berlin. L autre,
de taille plus petite, ne mesure cpie 9 millim. 1/2, est dans ma collection (ex. coll. Ckevrolat); elle constitue une espèce très valable qui est beaucoup moins convexe et plus parallèle.
Meristhus Mocquerysi, n. sp.
3 millim. Oblong, peu convexe; brunâtre, orne de deux petites taches rougeâtres avant l’extrémité des élytres et couvert de poils squamifonnes espacés. Antennes jaunes, courtes, épaissies vers le bout. Pronotum plus long que large, très fortement sinué sur les côtés, sillonné au milieu; ponctuation grosse et espacée surtout sur le disque; angles postérieurs tronqués. Ecusson très saillant. Elytres ovales, courts, marqués de séries de gros points formant stries. Dessous de la meme couleur. Pattes jaunâtres.
Espèce voisine de pistrinanus et de biguttatus, mais avec les élytres plus courts, et la ponctuation beaucoup plus forte et moins serrée. Diffère également par le pronotum sillonné plus profondément au milieu et ses côtés notablement sinués. L’écusson est beaucoup plus saillant.
Baie d’Antongil. Ma collection.
Tilotarsus splnifer, Cand., El. nouv., IV.
L’exemplaire de Sainte-Marie (Cloué, 18/17), c ^ e coHeclon du Muséum, est très probablement le type, puisque, dans le meme recueil, l’auteur a décrit beaucoup d’espèces appartenant a cette collection : il porte le nom de spinïpcs Cand., qui devient mauvais par suite du lapsus cala mi .
Baie d’Antongil. Ma collection.
T. pdlverels Cand., 1. c.
Le type est un exemplaire immature de mucoreus .
Heteroderes unscriptus Cand., Ann. Belg., 1896, p. 60 (Er. ?).
Porte dans la collection du Muséum le nom de Drasterius tessellatus Cand., qui n’existe pas.
Elastrus sardioderüs Cand. v. Mocquerysi.
Tête rouge comme le pronotum; celui-ci graduellement rétréci en avant, nullement arrondi sur les côtés, sa ponctuation plus fine, bien nette et plus écartée, sa pubescence obscure.
Hemirhaphes madagascariensis, n. sp.
h millim. 1/2 à 5 millim. Corps allongé; d’un noir peu brillant, orné, sur les élytres, de quatre taches rougeâtres. Tête peu convexe, couverte d’une ponctuation grosse et serrée. Antennes noires, premier article ferrugineux. Pronotum beaucoup plus long que large, arrondi sur les côtés, rétréci à la base et en avant, finement sillonné an milieu, couvert d’une grosse ponctuation; angles postérieurs à peine divergents. El v très rugueux, fortement
striés—ponctués, ornes de ([iiatre iaclies rouges bien nettes; Y une subarrondie au-dessous de l'épaule, l’autre transversale au dernier tiers. Dessous noir; ponctuation forte en avant, s’atténuant en arrière, sutures prosternâtes tiucs, très largement arrondies en dehors. Prosternum très large; saillie longue et mince. Kpisternes métathoraciques parallèles, beaucoup plus étroits que les épiploures des élytres. Hanches postérieures faiblement dilatées en dedans, leur bord inférieur sinué, l’externe h peine plus large (pie les épislernes. Pattes d’un jaune testacé.
Cette espèce est remarquable par ses sutures proslernales fines, mais entières.
Paie d’Anlongil. Coll, du Muséum et la mienne.
Cardiophorus Mocquerysi, n. sp.
8 millim. 1/2.Corps étroit allongé, modérément convexe; d'un brun rougeâtre avec un léger reflet bronzé; couvert d’une pubescence dorée. Tète fortement carénée en avant, front légèrement excavé, \ntennes longues atteignant presque la moitié du corps, ferrugineuses, avec le premier article d’un brun .noirâtre; deuxième article un peu plus long que large; troisième deux fois plus long que le précédent; suivants plus longs, subégaux. Pronotiim plus long que large, légèrement arrondi sur les cotés en avant, snbearéné au milieu, au bord antérieur et à la base; impressions interbasilaires faibles, courtes; ponctuation fine et serrée, nullement rugueuse. Écusson cordiforme un peu allongé. Elytres subgraduellement rétrécis en arrière a partir de la base, fortement striés-poncUics; intervalles finement rugueux. Dessous jaunâtre, obscur sur les propleures. Sutures prosternales fines, incurvées en dedans. Saillie rebordée, graduellement rétrécie en arrière et terminée en pointe. Epistcrncs métathoraciques parallèles, aussi larges (pie les épipleures des élytres à la moitié de leur longueur. Hanches postérieures dilatées en dedans, brusquement rétrécies en pointes en dehors, finissant a la suture intérieure des épislernes. Pattes brunes avec la plus grande partie des cuisses à la base et les tarses jaunes; tarses intermediaires beaucoup plus longs que le tibia; tarses postérieurs plus courts; tarses atténués de la base au sommet'; ongles simples.
Paie dWntongil, Coll. du Muséum et la mienne.
Espèce Noisine de juiiccns; plus allongée et plus atténuée en arriéré; sans tache apparente à la base (les élytres; ponctuation du pronolum moins serrée; stries des élytres moins marquées et moins fortement ponctuées.
Cardiophorus corallinus, n. sp.
4 millim. 1//1. Corps oblong peu convexe, assez large; d'un rouge de corail brillant avec les antennes, sauf le premier article, les tibias et les tarses noirs. Tète presque lisse, seulement couverte de quelques points très espacés. Pronolum aussi long que large, assez convexe, à peine rétréci eu
arrière, très déprimé le long de la base, caréné latéralement seulement postérieurement, ponctué comme la tête. Ecusson grand, cordifornic, enfonce?. Elytres parallèles, rétrécis dans le dernier tiers, marques de rangées de points, effacés en arrière, disposés en stries nullement sillonnées. Dessous de la même couleur. Sutures prosternales droites. Saillie asssez large, rétrécie derrière les hanches, continuée par deux carènes sur le prostermirn un peu au delà de sa naissance. Epipleures des élylres fortement carénées en dehors. Episternes métathoraciques larges, un peu rétrécis en avant; leur suture intérieure accompagnée d’une strie graduellement écartée en avant. Hanches postérieures milles en dehors.
\ ariété : sommet des élytres noir.
Cette espèce est voisine de guttifer par la forme de son pronoluin , les sutures prosternales droites; mais sa forme générale plus large et sa couleur rouge la feront facilement reconnaître.
Baie d’Antongil. Coll, du Muséum et la mienne.
Pyrapractus bipectinicornis il sp.
1 5 à 17 millimètres. Corps allongé, peu convexe; d’un brun foncé brillant. Tête concave, à ponctuation forte et rugueuse. Antennes longues, dépassant la moitié du corps, ferrugineuses, longuement bipcctinées à partir du quatrième article : deuxième très petit; troisième un peu plus long que le suivant, fortement épaissi au bout, échancré en dessous au sommet ; suivants graduellement amincis et portant, avant leur extrémité, deux rameaux dirigés eu arrière aussi longs et de la même grosseur que l’article lui-même : dernier article simple. Pronotum subquadrangulairc, faiblement rétréci en avant : bord antérieur avancé au milieu ; côtés rebordés, subsiniiés; angles postérieurs légèrement recourbés en dedans: ponctuation fine et peu serrée. Ecusson oblong. Elytres plus larges que le pronotum à la base, subdilatés en arrière, rétrécis dans leur tiers postérieur, conjointement arrondis à l’extrémité, ponctués striés; intervalles couverts d’une ponctuation assez forte surtout en arrière. Dessous de la même couleur, avec les epipleures des élylres jaunâtres et prolongées jusqu’au sommet de l’angle apical: ponctuation forte sur le prosternum, très écartée sur les propleures, line sur le reste du corps. Saillie prosternale courte, déllécbie en arrière. Dernier segment abdominal atténué, à ponctuation forte et rugueuse, pattes jaunes; tarses plus longs que les tibias. Cette curieuse espèce se distingue par les antennes longuement bipectinées.
Baie d’Antongil. Colleclion du Muséum et la mienne.
Pristilophus Mocquerysi n. sp.
1 5 à 18 millimètres. Corps allongé, peu convexe; d’un rouge brique brillant en dessus, avec la tête, le milieu du pronotum, le sommet île ses angles postérieurs et l’extrémité des élytres noirs. Tête à ponctuation
forte, irrégulière et espacée. Antennes noires, n’atteignant pas la base dn prothorax, comprimées et dentées à partir du quatrième article : deuxième petit: troisième un peu plus long. Pronotum une lois et demie plus long que large, fortement sinué sur les côtés; angles postérieurs divergents : carènes subparallèles au bord latéral, s’étendant jusqu’à la moitié: ponctuation assez forte, plus serrée sur les côtés. El y très peu atténués en arrière, arrondis au sommet, fortement striés ponctués. Dessous noir: parties latérales et postérieure des propleures rougeâtres par transparence : ponctuation assez serrée, sauf sur le propectus. Saillies prosternale longue et mince. Pattes noires : tarses lerrugineux.
Voisin de mneronatus dont il se distingue, en dehors de la coloration bien différente, par l’absence de pubescence et les stries des élvtrès beaucoup plus profondes.
Baie d’Antongil. Collection du Muséum et la mienne.
MiiLANTlIO TR1SU1.CATUS Caild.
Malgré l’insuffisance de la description, je rapporte à celte espèce les deux exemplaires récoltés par M. Mocquerys. Tote et pronotum d un brun foncé presque noir, couverts d’une pubescence dorée, assez serrée pour masquer presque complètement la couleur foncière. Élytres d un jaune d ocre, qui se rapproche comme teinte de celle de la tète et du pronotum, de sorte que l'insecte entier paraît jaune ; sur les élytrès, la pubescence est très courte et très écartée. Carène frontale mieux marquée que chez A/«/;/.
Baie d’Antongil. Collection du Muséum et la mienne.
M. Klugi Casl.
Plusieurs exemplaires de taille variable entre 19 et kU millimètres. Les deux dépressions longitudinales du pronotum sont plus ou moins larges, ce qui a motivé la variété cosUcollis Casl.
Liste des Bostrycuides et Lyctide recueillis s lu le littoral
DE LA HAIE DE TaDJOLHAU ET DESCRIPTION d’uXE ESPECE \OUVELLE ,
par P. Lesxe.
Les matériaux qui ont permis de rédiger la liste suivante ont etc puisés en premier lieu dans les importantes récoltes de MM. M. Maindron, le I) Jousseaume et IL Coutière conservées au Muséum d Histoire naturelle de Paris. Nous avons utilisé aussi les matériaux des collections de MM. L. Bedel, L. Fairmaire, A. Léveillé, le l) r Ch. Martin, de Paris: M. Aubert, de Toulon, collections qui nous ont été très obligeamment communiquées par