Tête diadémée de Rhescuporis II. à gauche j devant
les lettres Bij derrière, même monogramme, mal rendu.
Même légende ; même tête. AE. 5.
Chez l’auteur*
49. Tête diadémée de Rhescuporis II. à gauche ; derrière, un monogramme composé des lettres U2.A8.
TIBEPIOT K Ali. AP )£. Tête nue de Tibère, à droite.
Au cabinet Impérial de Russie.
5o. Tête diadémée de Rhescuporis II. à droite 5 devant , les lettres IB; derrière, un monogramme composé des lettres BA.ÎXP.
TAIOT KA12AP02 JTEPMAN1KOT. Tête nue de Caii.
gula, à droite. A£. 6.
Au cabinèt Impérial de Russie.
Haym Thesaur. Brit* To. I. p. a 4 a »
Havercamp. in Iosephe £d. page post Fraef. 26. tab. II. n. 4 1 • Cary Hist. des Rois du Ëosph. p. 49 * pU I. m. 12.
Sestini Descr. Num. Vcter. p. 239 e
— - Lettere e Dissert. Numismat. To. VI. 1804. p. 38 .
Mionn. Descr. des Médaill. Ant. To. II. p. 3 ;o. m. 61.
Visconti Ieonogr. Grecque, pi. XX.II. m. 14. To. II. p. 1 53 .
5i. Même avers.
TAIOT KAIEAPOE TEPMAN1KOT. Tête nue de Cali-
gula , à droite.
Chez l'auteur.
Sa. Même avers.
TAIOT KAIEAPOE TEPMANIKOT. Tête nue de Cali-
gula , 4 droite.
Chez 1« même.
Avant que de terminer ce mémoire il est nécessaire de dire un mot sur une brochure que l’on vient de publier à Vienne , intitulée :
> Alterthümer am Nordgestade des Pontus ; von Peter v. Küppen, Russisch-Kaiserlichem Hofrath(e) und Ritter, Mitglied e) mehrerer gelehrten Gesellschaften. Wien , bei Cari Cerold. i 8 a 3 . 107 Seiten. 8 C’est à dire : Antiquités des côtes septentrionales du Pont Ettxin, par M. Pierre de Koeppen etc . etc.
L'auteur s’est proposé de donner une description historique des rivages qui bornent au nord la mer noire, et il a voulu faire passer en même tenu son livre pour une analyse critique de celui de M. Raoul* Rochette sur les antiquités du Rosphore-Cimmérien. Mais il a manqué totalement ces deux buts. N’ayant en effet ni plus de connoissances dans les antiquités , ni plus d’expérience dan* l’interprétation des monumens anciens que M. Raoul-Rochette, et peut-être encore moins ; son livre en tant qu’il est une description des antiquités des bords de la mer noire, ne contient que très-peu de choses utiles et instructives et présente même des notions erronées en grand nombre. On ne peut non plus le regarder comme une analyse critique des Autiquités Cimmériennes de M. Raoul- Rochette, puisque son auteur n’a fait que rapporter presque toutes les grandes erreurs de M. Raoul - Rochette , sans même se douter da leur fausseté. Il n’en a relevé qu’un très petit nombre , qui étoient beaucoup trop grossières pour s’y méprendre.
Il paroit que l’auteur de la critique des Antiquités du Bosphore fait consister le mérite d’un écrivain à rassembler toutes les opinions d’autrui , à extraire d’une infinité de livres des jugemens divers, et à faire du tout un mélange dans lequel on n’apperçoit que très peu de disceme-
ment. De cette manière il accable ses lecteur* d'une foule de passages, dan* lesquels les notions fausses obscurcissent le petit nombre de celles qui approchent quelquefois de la vérité 5 et ce qui est pis encore, l'auteur ne tire presque jamais de cet amas de citations aucun résultat , et laisse son lecteur dans l'incertitude sur ce qu’il doit croire.
Au surplus , les extraits sur lesquels se fonde notre auteur , ne sont pas toujours exactement cités ni expliqués : il prête quelquefois à un écrivain une opinion qui n’est pas la sienne , et qui est démentie par le passage même qu’il cite pour la prouver.
Le critique de Vienne, ainsi qu’il a été déjà observé, n’avoit aucune des connoissances nécessaires pour rédiger un pareil ouvrage , et surtout pour critiquer un livre sur les antiquités grecques. Il a divisé son ouvrage en trois sections. La première renferme la géographie et l’ethnographie du nord de la mer noire. La seconde comprend ses remarques numismatiques. La troisième , ses observations sur des inscriptions antiques.
Quant à la première section , quoiqu’elle fourmille d’erreurs et de contradictions , elle est néanmoins préférable aux deux autres , et on y trouve un petit nombre d’observations chorographiques qui ne sont pas sans intérêt.
La seconde , où l'auteur disserte sur des médailles grecques, ne contient que des jugement faux sur les monnoies publiées dans les Antiquités Cimmériennes , et les médailles que l’auteur a voulu donner au public, sont infidèlement dessinées , mal décrites , et leurs explications ne sont qu’une série d'erreurs.
Enfin la troisième section comprenant quelques inscriptions anciennes , n’est absolument d’aucune utilité. Elle se divise en deux parties , dont la première repète les raisonnemens et les commentaires de M. Raoul -Rochette. Notre auteur y approuve la plupart des notions fausses que renferment sur ce sujet les antiquités du Bosphore. La seconde partie contient des inscriptions qu’il donne comme inédites , mais dont plusieurs ont été pu-
bliées long - tems avant son livre. Toutes ces prétendues nouvelles inscriptions sont très- vicieuses et publiées d'après les mauvaises copies faites par l’auteur lui-même.
Le jugement que je porte sur ces antiquités du Pont- Euxin est appuyé sur des preuves solides et irrécusables, dans un mémoire où j’en ai fait spécialement la critique (voy. Sérap. IX. mémoire). J'ai cru devoir m’élever contre les nombreuses erreurs et les méprises contenues dans cet écrit, afin qu’elles ne se répandent pas parmi les amateurs des antiquités de la Russie méridionale qui n’auroient pas à leur disposition des moyens suffisant , pour les découvrir et en reconnoitre toute la fausseté.
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