ACTE IV
STOPPERTGE
Il ne viendra pas.
BERENT, survenant de gauche, à Hendrickje.
Alors, il TLj a décidément pas moyeu de joindre Rembrandt ?... Où se cache-t-il ?
HENDRICKJE
Que lui voulez-vous ?
BERENT
Il me faut mon argent... Voici ma note !... ma note !.. .
Il présente sa note.
Votre note?
BERENT
Ah! c'est commode d'avoir des comptes à régler un jour comme celui-ci ! ^
STOPPERTGE
On ne te demande rien. Retourne à tes casseroles!
BERENT
Et il faut encore que j'attende que ma salle soit libre !... J'ai une table à dresser. .. Mon banquet, comprenez-vous, mon banquet !...
STOPPERTGE
Oui, ton banquet!... le banquet de Noël!...
BERENT
Le banquet de la Couronne Impériale t.,. Allons, réglez-moi!
HENDRICKJE
Maintenant?...
BERENT
Enfin, depuis le quatre décembre que vous logez ici, c'est, tant pour les dépenses que pour le loyer, cent trente florins net que Ton me doit, en ne comptant que quatorze florins pour les frais des séances de vente.
Détaillant la note.
Le quatre décembre passé : deux florins, dix; le cinq, dito : trois florins; le six, dito : trois florins dix...
STOPPERTGE
Au diable !
BERENT
Je ne vous parle pas.
A Hendrickje.
C'est à vous.
STOPPERTGE
Te souviens-tu, Berent, quand tu faisais le chien couchant devant le maître? Aujourd'hui, te voilà transformé en roquet !
BERENT
Mon argent !
UN AIDE DE CUISINE, survenant précipitamment.
Maître Berent!... Les broches!... les broches!...
BERENT
On m'appelle !... Je ne sais plus où donner de la tète !.. . Il me faut mon argent !