‹ RembrandtChapitre 70 sur 174 · SCÈNE III LES MÊMES, ALBERTUS · texte numérisé non relu

SCÈNE III LES MÊMES, ALBERTUS

Albertus sort de la Couronne Impériale.

EGMA, commençant son récit.

Donc, l'escadre ennemie se composait de soixante-dix gros navires. Elle était commandée par don Antonio d'Oquendo, homme cruel et sanguinaire comme tous ceux de sa race... Qu' avions-nous ?... Vingt-huit vaisseaux seulement! Mais à leur tête le génie de la mer en personne, l'illustre amiral Martin Tromp...

LA FOULE

Hourrah!... hourrah!...

Egma continue à parler, mais son récit ne s'entendra que par lambeaux.

ALBERTUS*, à Berent qui est allé au devant de lui .

Mon compte est fait?

BERENT, tirant la note de sa poche et la lui remettant.

Il n'était pas nécessaire... Monsieur aurait réglé sa dépense à son prochain voyage.

ALBERTUS

Je n^aime pas les dettes.

Payant.

Voici. Faites porter mon bagage au bateau de Harlingen.

BERENT, s'inclinant profondément.

La Couronne Impériale vous baise les mains.

Ils se séparent.

EGMA

• .. les attaque ainsi quun loup pendant la nuit, et, par deux fois, avec une audace inouïe, réussit à rompre leur ligne...

STOPPERTGE, achevant une pinte qu'il s'est fait offrir par des buveurs, à Egma.

Va toujours ! Je juge de Teffet de loin.

ALBERTUS, à part, reconnaissant Stoppertge.

Stoppertge ! . . .

EGMA

... Mais au jour, d'Oquendo s'aperçoit de notre petit nombre. Par une perfidie digne de ce traître, il cherche alors à enlever à l'abordage le vaisseau amiral...

LA FOULE, criant.

Oh!...

STOPPERTGE, à Hendrick.

Tu n'as pas vu Rembrandt ?

HENDRICK

Non.

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