LA MÈRE PETITPRÉ , DUMOUCHEL, ZOÉ, BÉNARD
(Dumouchel entre par le second plan a gauche ; la mère Petitpré l'eclaire a l'aide d'un bougeoir.)
DUMOUCHEL, entrant en parlant. Je n'ai pas été long-tems, comme tu vois. (Apercevant B criard , et d'un ton contrarié.) Monsieur Bénard !... à cette heure-ci ! que signifie ? ( A Bénard, avec humeur, ) Je vous présente mon respèque,
BÉNARD, avec embarras. Vous ne vous attendiez point à me trouver, monsieur Dumouchel?
LE MAGASIN THEATRAL
ZOÉ, bas à Bénard. Etienne... Etienne... je vous en prie.
renard. On m'a dit... que nia sœur était... chez vous, et je venais la chercher.
la mère petitpré, à part. Encore un qui ment! u:ais c'est donc tous dentistes?
DUMOL'CHEL , à part. J'aime mieux ça.
( Haut, ) J'ai anticipé sur vos privilèges , je viens de la reconduire.
renard, Oh! mille pardons î
ZOÉ. C'est... ce que je disais à monsieur.
RÉN mid. Je vais la retrouver. ( Dumouchel parle luis à Zoé , la mère Petit pré range sur la cheminée. A part. ) Que faire ? attendre cet homme dans la rue , impossible ! il y a deux issues, et je suis seul. Ah ! que n'ai-je amené avec moi Renaudin, ce véritable ami!... Mais j'ai un moyen de tout savoir. (Haut à Dumouchel.) Adieu, monsieur...
DUMOUCHEL , // remonte la scène en le saluant. Je vous présente. . . ce que vous savez.
bénard, à part. J'aurai l'explication de tout ceci.
(Il sort vivement par le deuxième plan à gauche, après avoir salué froidement Zoe'. )
DUMOUCHEL. Attendez donc qu'on vous éclaire ! Mère Petitpré, éclairez donc monsieur Bénard.
LA mère petitpré. Bah ! bah ! il est déjà loin.
DUMOUCHEL , à la mère Petitpré, avec beaucoup d'humeur. Il n'y a jamais moyen de se faire obéir ici !... jamais , jamais !..
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