‹ René Roger: La Colombie économique. Avec un extrait du code minier colombienChapitre 10 sur 196 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Situation géographique et climatérique.

La République de Colombie est située au Nord- Ouest de TAmérique du Sud. Elle est limitée au Sud- Ouest par la République de TÉquateur, à l'Ouest par rOcéan Pacifique^ la République de Panama, au Nord par la mer des Antilles, à TEst par le Venezuela, à l'Est et au Sud-Est par le Brésil. Son nom lui a été donné en mémoire de Christophe Colomb. Le territoire de Colombie s'étend entre les tropiques, depuis lesi 5» 8' de latitude Sud jusqu'aux 12"" 25' de latitude Nord; et depuis les S"" 4' de longitude Est jusqu'aux i'' 53' de longitude Ouest du méridien de Bogota, sa capitale.

Le méridien de Bogota s'est mis en rapport, pour la première fois, en 1911, avec les observatoires du monde : d'abord de Carlagena (port de la Colombie sur

TAtlantique) par différents échanges de signaux télégraphiques directs» ensuite de Washington, Panama, Buenaventura et Bogota par télégraphe et câble, avec observations simultanées en chaque lieu. Ces deux épreuves ^ coïncidèrent parfaitementi et leur moyenne donna la longitude suivante de Bogota à TOuest de Paris: 5^5-44. 3° 1.

La superficie de la Colombie d'après Angel M. Diaz Lemos', sans compter Panama, peut être évaluée à 12.810 myriamètres carrés. Le tableau présenté par le Censo gênerai* de 1912 donne le chiffre de 12.888 myriamètres carrés, mais peut-être Panama est-il compris; nous ne le croyons cependant pas. Selon la carte de Codazzi, elle serait d'environ 1 .570.000 kil . carrés. (Note n*" 3891 du 6 juin 1912 de la section 1"* du ministère de Gouvernement). Il est diflicile de la connaître très exactement, car certaines frontières n'ont pas encore été arrêtées d'une façon très précise. Le gouvernement colombien a le plus grand désir d'arriver à une exacte délimitation et il est intéressant de signaler, à ce point de vue, le contrat intervenu le 19 juin 1912 et approuvé par le conseil des ministres le 27 juin 1912, entre le ministre des Affaires étrangères, M. J.-M. Gon-

1. La description de ces observalioos a été'publiée dans le Bulletin du ministère des Affaires étrangères de Colombie^ décembre 1911.

2. Angel M. Diaz Lemos. Compendio degeografia de la Hepûblica de Colombia, 6* édition, 1907.

3. c Censo gênerai » de la Repûblica de Golombia leventado el 5 de mayo de 1912. Bogotd 1912.

zalez Valenciai et M. Ferez Sarmiento dont voici le premier article :

c Le contractant s'engage à examiner et étudier l'ar- « chive générale des Indes de Sévîlle et les archives de € Cadix, d'accord avec les instructions que lui don- € nera le ministre des Affaires étrangères, afin d'obte- € nir des renseignements et des documents pouvant € contribuer à élucider les questions pendantes sur les € limites de la République de Colombie^. »

Quelles que soient les limites définitives de la Colombie, elle restera certainement une des plus grandes républiques de l'Amérique du Sud. c On peut consi- € dérer la Colombie comme une des plus grandes c nations de l'Amérique du Sud, dit Reclus, et elle ne c cesserait pas de l'être, même si elle perdait tous les c procès qu'elle soutient avec ses voisins, parce que € dans les limites que personne ne lui conteste, se c trouve contenu un territoire de 1.250.000 kil. carc rés, soit deux fois et demie la superficie de l'Esc pagne*. »

Afin qu'on puisse se rendre compte facilement de l'importance du territoire colombien, nous donnons ci-contre une reproduction d'un tableau dressé par le vice-président de la commission centrale de recensement national, M. Rodriguez Ferez, sur lequel figure

1. Memoria del ministro de relaciones exterioresal congreso de 4942, Bogota, ImpreDta Nacional, page 107.

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