‹ René Roger: La Colombie économique. Avec un extrait du code minier colombienChapitre 110 sur 196 · Reclas, Géographie, op. cit · texte numérisé non relu

Reclas, Géographie, op. cit

Le tolu^ (myroxilum tolufera), qui produit le baume du même nom, Vipecacuanha^ dont le monde entier se sert comme expectorant, la coca péruvienne, fréquemment désignée sous le nom de hayo en Colombie, sont aussi très répandus. La coca, dit M. Serret*, plante sacrée des anciens Incas, qui leur servait de dynamophore par ses propriétés excitantes, leur permettait de rester deux ou trois jours sans manger, comme nous avons pu le constater bien des fois en Bolivie parmi les Indiens actuels des hauts-plateaux andins. Nul d'ailleurs n'ignore la réclame médicinale qui s'est faite depuis quelque temps en France, autour de ce produit.

Citons encore : la cabuya^ du genre agave, dont toutes les parties sont utilisées. — Le suc est employé comme cicatrisant, les racines, d'une grande amertume, sont utilisées par les Indiens, comme dépuratif, dans la thérapeutique des maladies vénériennes, les épines servent d'aiguilles à coudre, les feuilles servent à fabriquer des cordages, des hamacs, des filets, des sacs, etc., et les fleurs et les fruits servent dans la composition de différents plats ; — le baume de copahu (copaifera officinalis); la carica papaya, eupeptique très actif; le ncm, le gingembre, le malagueta (xylopia longifolia), la térébenthine, etc.

1. Tolu est le nom d'une ville située près du golfe de Morosquillo. Elle a donné son nom à la plante et par suite au baume.

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