‹ René Roger: La Colombie économique. Avec un extrait du code minier colombienChapitre 147 sur 196 · Bulletin of American Republic», Juin · texte numérisé non relu

Bulletin of American Republic», Juin

L'ensemble des exportations de Santa Maria a été de :

En 1007 .... 57.271.195 841.08011

En 1908 .... 5i2.815.119 250 923.305 81

En 1911 .... 110 327.247 2.303.223 33

En 1012 .... 103.937.227 2.453.630 69

Un simple coup d'œil jeté sur ce tableau rend compte du mouvement ascendant très marqué des exportations depuis quelques années.

Quant aux importations, elles ont été de :

Kilos. Dollars.

En 1007 3 678.159

En 1008 5.630.750

En 1011 12.256.245 539 378.75188

En 1912 12.491.158 411 444.035 95

R(o Hacha. Ce port, situé à 87 milles à l'Est de Santa Marta et légèrement plus au Nord, voit son importance augmenter de jour en jour. Son sort est lié en grande partie à celui de la péninsule de la Goajira, dont le développement entraînera fatalement le sien. Il existe un service direct de vapeurs entre les États-Unis et Rio Hacha. Cette ville a aussi chaque semaine une foire importante où les Indiens du Goajira viennent apporter leurs produits, principalement le caoutchouc, le tagua, les peaux de bœuf, les bois et le dividivi. Tou s ces produits sont exportés par le port de Rio Hacha.

Voici les chiffres des exportations de Rio Hacha :

Cette grosse augmentation de valeur avec les années précédentes, en regard d'une diminution importante des poids exportés , peut paraître extraordinaire. Elle provient uniquement de ce qu'on a acheminé par Rio Hacha de l'or expédié» par poste ou postaux recommandés» sans indication de la douane de sortie, pour une valeur de H 4.610.073,39 et de l'argent pour I 123.254,33. Ces sommes déduites, le chiffre d'exportation se trouve sensiblement en baisse sur les années précédentes, ce que nous nous expliquons difficilement, car le port de Rio Hacha n'est nullement en décadence; tout au contraire, comme nous le disions plus haut, il prospère de jour en jour.

Voici maintenant les chiffres des importations :

Kilos. Dollars.

11 y a encore d'autres ports sur l'Atlantique, mais ils ne sont pas pourvus de douanes ; il ne peut donc s'y

faire de trafic commercial avec l'extérieur qu'à l'exportation et pour des marchandises qui ne payent pas de droits de sortie. Ce sont : Bahiakonda^ dans l'Intendance de la Goajira, Tolu, dans le département de Bo- Ifvar, Turbo, dans le département d'Antioquia, El Portete, Cispata et Puerto César en Uraba. Turbo et Uraba sont les deux ports les plus proches de Colon. Quant à Cispata, Reclus croyait à son succès croissant. € Le golfe de Morosquillo, écrivait-il, et son anse sudoccidentale, le Puerto Cispata, acquièrent depuis quelques années une importance commerciale croissante. Là vient déboucher le rio 5mu, ce Pactole de la Colombie, traversant des campagnes plus riches par leurs cultures que par les trésors miniers du sol... > Reclus avait remarqué aussi la situation exceptionnelle de Bahia Honda, malheureusement presque inexploitée : c Quant aux ports qui s'ouvrent dans le littoral, lisons-nous un peu plus loin, à l'extrémité de la péninsule Goajira^ El Portete accessible aux goélettes et Bahia Honda, où pourraient ancrer des flottes de grands vaisseaux, ils sont encore presque inutiles, à cause de leur situation en pays indien ; cependant les traitants en exportent pour les Antilles, des chevaux, des bois de teinture et des bêtes à cornes ^.. > Ports maritimes sur le Pacifique. Les ports ma-

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