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Dollars.
1. Les références lODi les mêmes qae pour les tableaux précédents.
Grande-Bretagne.
États-Unis .
Allemagne • France • .
Italie. . .
Belgique Espagne .
Venezuela .
Antilies hollandaises Panama. . • .
Pays divers . .
Total.
Kilos.
Dollars.
Les tableaux qui précèdent, permettent de faire une constatation, peu consolante pour nous d'ailleurs : c'est que la France arrive au quatrième rang seulement, et avec un grand écart de valeur, parmi les grandes puissances qui exportent leurs produits en Colombie. Qu'on n'objecte pas que c'est en raison de sa superficie ou de sa population : l'Angleterre, qui arrive au premier rang, a une étendue moindre que la France et n'est guère plus peuplée ; l'Allemagne, qui exporte en valeur en Colombie le double de ce que nous y expédions, a une superficie égale à la nôtre et une population qui, malgré son accroissement (ralenti d'ailleurs), est loin de nous avoir doublés. La véritable raison de notre infériorité, c'est que nous commençons à peine à nous occuper sérieusement de l'Amérique du
Sud. Nos yeux sont obstinément tournés vers TAfrique, qui nous a cependant réservé déjà, et nous réservera encore bien des déboires, et c'est là que nous entendons commercer.
D'autres raisons cependant qu'une certaine indifférence nous ont fait supplanter dans l'Amérique du Sud, car il y a tout de même un bon nombre d'industriels et de commerçants qui désireraient y faire des affaires. Ce n'est certes pas parce que nos produits sont inférieurs à ceux des autres nations. Tout au contraire, ils sont réputés de première qualité. Gela tient d'abord à ce que l'augmentation excessive des salaires, les impôts et les lois ouvrières, particulièrement lourds chez nous, surtout eu égard à une main-d'œuvre qui produit peu, nous empêchent de fabriquer bon marché ; cela tient aussi à l'esprit routinier de la plupart des industriels français, mais cela vient surtout de ce que nos nationaux ne vont pas en Amérique pour y fonder des comptoirs et se faire ensuite les agents importateurs de marchandises de leur pays d'origine. Ils préfèrent de beaucoup le Congo, au risque d'être obligés d'en partir grâce aux compromissions d'un ministre I
Nous allons voir maintenant quelles sont les principales lignes de navigation qui desservent la Colombie. Ce sont :
La Compagnie générale transatlantique ^ avec un service tous les quatorze jours alternativement de Saint-
Nazaire et de Bordeaux. La ligne de Saint-Nazaire touche à Puerto-Colombia^ Cartagena et Colon, et assure» par correspondance» le service des ports du Pacifique, pour lesquels elle donne des connaissements directs. La ligne de Bordeaux prend également du fret du Havre, qu'elle quitte trois jours avant la date fixée pour le départ de Bordeaux. Elle touche à Puerto- Colombxa et à Colon, et assure, par correspondance, le service des ports du Pacifique, pour lesquels elle donne, comme à Saint-Nazaire, des connaissements directs.
La Compagnie générale transatlantique prévoit un service direct de Saint-Nazaire à San-Francisco pour l'époque de l'ouverture du canal de Panama ^ Cette ligne ne pourra naturellement faire autrement que de toucher à Colon, mais il est très probable qu'elle desservira aussi Puerto Colombia.
La Royal Mail St. Packet Company, avec un service tous les quatorze jours de Southampton. Elle touche à Colon, Sabanilla, Cartagena et transborde pour le Pacifique. Elle donne aussi des connaissements directs pour les ports de cet Océan. La Royal Mail vient de fusionner avec la Pacific Steam Navigation Company *, compagnie qui fait le service des principaux ports du Brésil, de l'Argentine, du Chili, du Pérou et, dans cer-
1. François Mange, le Canal de Panama et le Tonnage maritime' Revue de Parii, 1*' Juillet 1912.