‹ René Roger: La Colombie économique. Avec un extrait du code minier colombienChapitre 192 sur 196 · Leander E. GhamberlaiD, op. dt · texte numérisé non relu

Leander E. GhamberlaiD, op. dt

flotte. Bien mieux encore — et ceci est un chef-d'œuvre de dialectique — ils ont empêché dans la suite la Colombie d'envoyer des troupes dans l'isthme pour étouffer la révolte, en invoquant ce fameux traité de 1846, qu'eux-mêmes venaient de violer, comme nous l'avons vu, avec tant de sans-gêne : c Ils prirent le monde à témoin, dit M. Fraser S qu'en intimant à la Colombie l'ordre de ne pas bouger, ils n'obéissaient qu'aux considérations les plus nobles et les plus élevées ; que le traité de 1846 garantissait la complète neutralité de l'isthme, et qu'en traitant avec la Colombie, c'est la région même qu'ils avaient en vue et non le gouvernement. Puisque la République de Panama existait maintenant, c'est avec elle qu'ils avaient affaire et non plus avec la Colombie. Quant à la question de neutralité, ils envisageaient la neutralité complète par rapport à une agression étrangère, et la Colombie était maintenant pays étranger. »

Pour terminer cet historique de la révolution de Panama, qui a placé l'isthme dans la dépendance absolue des États-Unis et aura peut-être pour l'avenir du monde plus de conséquences qu'on ne pense, nous croyons intéressant de donner la conclusion que porte sur ces faits un livre publié ^ récemment par les soins

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