‹ René Roger: La Colombie économique. Avec un extrait du code minier colombienChapitre 36 sur 196 · Reclus, op. cU · texte numérisé non relu

Reclus, op. cU

VOIES DE COMMUNICATION lOS

Fidalgo^ meationnait déjà VarrastraderOf le c portage » de San Pablo, où la coupure du terrain sur l'espace d'un € peu plus d'un mille » aurait suffi pour faire communiquer les deux cours d'eau navigables, Atrato et San Juan. Plus tardi Humboldt insista sur la facilité que présenterait en cet endroit la tranchée du seuil bas» au ravin de la Raspadura, et vers le milieu du siècle , nombreux furent les explorateurs de l' Atrato, Trant- Ynne, Porter, Michler, Selfridge, LuU, GoUins, qui proposèrent le creusement de tunnels et de fossés à travers la chaîne côtière, entre le Pacifique et des affluents de l'Atrato, le Truando ou le Napipi. Tous ces projets furent abandonnés après que le percement de l'isthme de Panama eût été décidé, et l'insuccès de cette grande œuvre ne les a pas fait revivre*. Le fleuve Atrato, qui pourrait avoir si grande importance comme route de commerce, est à peine utilisé... »

Le San Juan, et ses affluents présentent une navigabilité d'environ 500 kilomètres. Ses sables sont riches en or ; une très forte partie du platine employé dans le monde entier vient de la haute vallée du San Juan*.

Le Dagiui, qui se jette dans le Pacifique au sud du San Juan, et dont la navigation est difficile, ne présente plus le même intérêt depuis que le chemin de fer

!• Voir Coleccion de Documentos ineditos sobre la Geografia y la Sutoria de Colombia, par Cuervo y Vcrgara.

2. Il faut se rappeler que Reclus écrivait, en 1892, au moment où l'entreprise du canal semblait abandonnée.

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