DemaDgeon, op. cit
réputation auprès des mineurs colombiens. Beaucoup de mines faciles sont épuisées maintenant et celles qui subsistent sont abandonnées faute de capitaux. Quelques régions de ce district sont cependant particulièrement riches : on prétend que les alluvions des fleuyes Nare et Nusito peuvent rivaliser avec celles du Nechi. Certaines mines de cette contrée ont donné des revenus fabuleux à leurs actionnaires ^ Titiribi (1.580 mètres), région minière d'une importance toute spéciale située en plein terrain houiller. Voici à titre documentaire le produit d'une mine de cette région, en grammes, pendant treize ans :
1. C*est intentionnellement que nous ne donnons pas les noms des
«différentes mines d*or auxquelles il est fait allusion dans notre tra-
yail. Étant donné la spéculation qui se fait autour des actions de
jnines d'or, nous ne voulons pas, de près on de loin, paraître faire de
Ja publicité pour telle ou telle compagnie, d*autant que nous estimons
soit près de deux tonnes d'or en treize ans, sans compter la valeur des minerais concentrés ^
La teneur générale des minerais de cette mine, en or libre, est de 10 grammes, en moyenne, ce qui est une bonne proportion.
Pour terminer rénumération des centres miniers de l'Antioquia, citons encore : la montagne de Buriticd qui jouit d'une grande renommée pour la richesse de ses filons et Frontinoy à l'Ouest de Buriticd, sur le coteau qui du versant des Cordillères de l'Ouest va vers l'Atrato.
Il y a donc en somme, dans le département d'Antioquia, comme le fait très justement remarquer M. Loraine *, trois grands districts producteurs d'or :
i^ Celui du Nord, comprenant les vallées du Force et du Nechi et les terrains d'ail uvion en procédant, du côté de Zaragoza et Cruces. Bemedios, du côté Est du versant, en fait également partie.
2'' Celui du Sud où il y a également de l'argent en abondance, comprenant la région de Titiribi.
3^^ Celui de l'Ouest comprenant Buriticd et Frontino *.
que Dous plaçant au point de vue purement économique, ce qui est intéressant, c*c8t de signaler les régions productives de Tor, et non les sociétés qui les exploitent.
1. Bolelin del ministerio de Relaciones Exteriores, tome IV, n** 3 et 4, avril à juin 1912 Bogotd, Imprcnta Nacional, 1912.