Miguel Triaua, Por el Sur de Colombia Paris
d'or au mètre cube. Malheureusement les communications avec le port de Buenaventura sont défectueuses ou tout au moins Tétaient en 1899 ^ On se plaignait des arbres et autres impedimenta qui encombraient le fleuve Timbiqui, des rapides, des différences de niveau, etc. Le prix de la main-d'œuvre à cette époque était pour le frentero (mineur à l'avancement) de 8 à 10 reaies par journée de 10 heures, non nourri; pour le peon (manœuvre) de 6 et 7 reaies ; pour les femmes de 5 reaies ; soit de 2 fr. 40 à 1 fr. 20 pour ces divers salaires, le réal valant fr. 24. Les bois si nécessaires à une exploitation minière par galeries sont très abondants dans le domaine de Timbiqui et l'eau ne manque sur aucune partie de la concession minière.
On a estimé qu'après une année d'exploitations à raison de 3 mètres cubes de gravier aurifère par poste, dans telle mine de cette zone, 80 postes arriveraient à fournir par jour 240 mètres cubes et, pour 250 jours de travail par an, 60.000 mètres cubes, ce qui, en comptant 100 francs au mètre cube (et ce n'est pas exagéré), donnerait un produit de 6 millions de francs. En admettant une teneur en or de 50 pour 100 inférieure à la moyenne donnée par les essais et 250.000 francs de frais d'exploitation par an, cette mine rapporterait encoreannuellement 2.750.000 au bas mot. Or la mine à laquelle nous faisons allusion n'est pas la
1. Alberlini, Etude de la concewion minière de Timbiqui. Paris 18d9.