LA SALLE D'ATTENTE DE LA MATERNITÉ DE RABAT
attenant au bureau du docteur, pharmacie, stérilisation ; de quatre salles gratuites d’accouchées contenant de quatre à cinq lits séparés par des cloi-
tes qui ont leur salle de bains et leur cabinet de toilette. Beaucoup de femmes d’employés, de forestiers, de petits colons, habitant le bled, vien-
BULLETIN DU COMITE UE L’AFRIQUE FRANÇAISE
nent un mois d’avance et sont gardées aussi longtemps que leur état l’exige avant de reprendre la route de leur demeure isolée ou lointaine.
Ces expectantes, traitées gratuitement, aident à la maison, soit au raccommodage, soit aux menus travaux.
Les filles-mères sont reçues dès que leur grossesse ne leur permet plus le travail.
Un pavillon des isolées contient trois chambres et une salle d’opération septique.
Des consultations de prénatalité sont données le lundi et le vendredi.
Fonctionnement. — Le fonctionnement est assuré par un médecin qui fait les accouchements, quatre agrégées franciscaines, dont deux peuvent accoucher les femmes en cas d’absence du docteur, et deux qui donnent les soins aux femmes et aux nouveau-nés. Une sœur surveillante stérilise et est à la pharmacie, une sœur fait la cuisine, deux femmes de ménage font les gros travaux ; la Supérieure franciscaine dirige toute cette Maternité, reçoit les inscriptions. Il y a consultation le lundi et le vendredi pour toutes les femmes enceintes qui se présentent.
Subsides. — La Maternité et le Centre de puériculture sont surveillés par une commission administrative présidée par la maréchale Lyautey. Les subsides sont fournis par la Municipalité et le Protectorat, les dons, etc...
Filles-mères. — Elles sont admisés gratuitement à la Maternité de Rabat un ou deux mois avant leur accouchement, et gardées aussi longtemps que leur état l’exige. On leur donne une layette.
Afin qu’elles allaitent l’enfant, la Société de Bienfaisance de Rabat leur octroie, pendant six mois, un secours, ou leur procure une place permettant de nourrir l’enfant recueilli à la Crèche pendant la journée.
Depuis sa fondation, 53 filles-mères ont trouvé asile à la Maternité.
Grâce à la Maternité qui accueille les expectantes plusieurs semaines avant leur accouchement, grâce à la Société de Bienfaisance qui donne, après l’accouchement, des secours et des layettes, grâce aussi à la Crèche, qui recueille les nouveau-nés, le nombre des avortements a diminué, ainsi que le prouve la courbe ci-jointe.
Projet d’instruction technique des « gabla », Sages-femmes indigènes
Ce projet, en cours d’étude, recherche les
(quelquefois indigènes, mais étrangères au pays, algéro-tunisiennes) , ne peuvent détrôner les matrones. Les indigènes préfèrent ces dernières accréditées par les préjugés, les habitudes ancestrales, la