LA STÉRILISATION DE LA MATERNITÉ DE RABAT
« Après un stage déterminé, on les autoriserait à exercer les accouchements dans leur tribu d’origine sous le contrôle des médecins d’infirmeries régionales à qui elles devraient déclarer les accouche-
toute autre façon, car les jeunes juives commencent à être instruites.
« Un certain nombre d’entre elles passent au Maroc leur certificat d’études primaires. Il serait
BULLETIN DU COMITE DE L’AFRIQUE FRANÇAISE
intéressant de recruter parmi elles des jeunes filles qui feraient, en France, sous le patronage de l’Alliance Israélite, de vraies études de sages-femmes. On paierait les frais de ces études, dont elles réserveraient le profit à leurs coreligionnaires. Elles n’auraient aucune place dans le milieu musulman ; la naissance d’un enfant y est entourée de rites magiques et religieux qu’une juive ne pourrait accomplir et, de longtemps, les superstitions marocaines ne seront pas détruites.. »
Crèche et Garderie de Rabat
Ces deux œuvres jumelées, nées en septembre 1914, des nécessités imposées par la mobilisation, vont se développant, ainsi que le montre la statistique :
Statistique
Années Nombre d’enfants Nombre de journées Décès
RABAT
Crèche et Garderie
iA 'ombre d'enfants, v Nombre de journées.
\Nombre de décès.
Barème
Années
Totaux
SL
z zj
ff
Comité Se / Afrique f/u/lftite. G. Hure. Rcpreduetion interdite.
Organisation. — On reçoit les enfants orphelins, abandonnés, ou dont les mères, veuves de guerre, chargées de famille, soutiennent seules le poids du ménage ; les enfants dont les mères accouchent à la Maternité voisine, les enfants dont la mère est malade à l’hôpital, enfants de tout sexe, toute religion, de nationalité européenne ; cependant, par exception, on a admis deux indigènes abandonnés envoyés par la Municipalité.
Ces enfants sont, pour la plupart, internes.
A six ans, garçons et filles vont comme externes à l’école primaire.
L’Œuvre est gratuite ; elle donne des vêtements si la mère ne peut y pourvoir.
Les demandes d’admission augmentant journellement, une grande Crèche de quatre-vingts berceaux, une Garderie de soixante lits, sont en construction.
Fonctionnement. — Des sœurs franciscaines soignent les enfants, aidées de jeunes filles qui, faisant ainsi leur apprentissage, seront placées dans les familles auprès des enfants.
Subsides. — De même que la Maternité, la Crèche et la Garderie sont administrées par une commission présidée par la maréchale Lyautey.
RABAT
Dispensaire AAarie Feuillet
( Union des Femmes de France)
nuNiiii Année 1918 Année 1920
— • Année 1919 ....... Année 1921
Barême
Janv
jFévr.
Man
Avril
Mai
JjuinJjbill
Août
Sept
Oct
Nov
Déc
| Total Annuel
Moyenne
p3rm/s
5 mois
Jkl
977 pj
WAW
JL
SG
Sût
îr
Je
nr
Tj
jf
de l'Afrique française. G. Hure. Reproduction interdite
Les subsides se confondent avec ceux de la Maternité.
Le Dispensaire Marie Feuillet pour les enfants indigènes
La nécessité d’un dispensaire pour les femmes et les enfants indigènes était apparue de toute urgence à l’infirmière major de l’Union des Femms de France, Mme Marie Feuillet, envoyée en 1912 au Maroc. Après sa mort, survenue à l’hôpital de Meknès, en août de cette- même année, l’Union voulut perpétuer sa mémoire en mettant à exécution ce qui avait été son désir, la fondation d’un dispensaire. La difficulté de trouver un
local retarda son organisation. Enfin, en 1914, la partie spacieuse d’un palais arabe lui fut concédée, et le dispensaire entra en fonctionnement. Quand la guerre survint, l’Assistance réquisitionna ce local pour y installer la première Maternité, la première Garderie ; rendu à sa destination primitive à la fin de 1915, le dispensaire végéta, et c’est seulement en 1918 qu’il reprit une activité toujours croissante, ainsi que le prouve la statistique ci-jointe.
Organisation. — Les locaux du dispensaire se composent d’un préau d’attente, d’une salle de consultation, d’une salle de pansement, d’une pharmacie, d’un magasin de matériel, du logement de l’infirmière de l’U. F. F., tout cela disposé autour d’un jardin arabe, ombragé et fleuri.
Fonctionnement. — Le fonctionnement est assuré par un médecin, une infirmière de l’Union et deux infirmières indigènes.
Les consultations se donnent quotidiennement de 9 h. à 11 h. ; chaque malade comporte un pansement ou un médicament.
Statistique du dispensaire
Janvier
Février
Mais
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre ■
Décembre
Total des malades
Movenne par mois
En 1918, le dispensaire, par suite de réparations n’a pas fonctionné pendant avril, mai et juin.
Jusqu’en juin 1919, le dispensaire recevait les enfants et les femmes ; lqs chiffres donnés des consultations comprennent donc les femmes et les enfants. A partir de juin, les femmes ayant été envoyées au dispensaire municipal, ceci explique la diminution des consultations qui, pour 1920 et pour le premier semestre de 1921, ne comptent que les enfants soignés.
En 1920, les soins donnés se répartissent en :
1° Maladies de la peau et du cuir chevelu 748
2° Plaies 572
3° Maladies des voies digestives 512
4° Maladies des yeux 749
5° Maladies des voies respiratoires .. . 313
6° Maladies des oreilles 479
7° Maladies infectieuses 479
8° Affections diverses 80
Total 4.029