‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 2)Chapitre 99 sur 149 · POUPONNIÈRES ET ORPHELINATS · texte numérisé non relu

POUPONNIÈRES ET ORPHELINATS

Pouponnière de Casablanca

La pouponnière est une des sections de la Société de Bienfaisance de Casablanca.

Fondée en 1919, dirigée par les sœurs franciscaines, elle a hospitalisé la première année 58 enfants de toutes nationalités européennes, 41 pour la journée, 17, non sevrés, de jour et de nuit. Le prix de la journée de présence est de 1 fr. 90. On compte trois décès (enfants athrepsiques) .

En 1920, le chiffre de 58 enfants est monté à 76, soit une augmentation de 31 %. Celui des internes, qui était de 17, s’est élevé à 27, soit une augmentation de 58 %, dont 18 nourrissons. Deux décès ont frappé deux petits (tuberculose). En raison de l’augmentation du prix de la vie, la journée revient à 2 fr. 46.

Pouponnière Saint-Maurice à Oudjda

( reee au mois de juin 1919, dirigée par les Sœurs Franciscaines, entretenue par la Société de Bienfaisance d’Oudjda.

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L’Œuvre ne prend que des externes, au nombre de 40, qu’elle nourrit et garde. Depuis sa fondation, 240 enfants ont été reçus.

Le nombre de journées est de 2.800 pour les deux années écoulées. Le prix de la journée est de cinquante centimes.

Pas de décès.

Orphelinat de l’Anfa à Casablanca (1)

Comme la plupart de nos œuvres marocaines, l'Orphelinat de l’Anfa (1) est né des nécessités imposées par la guerre.

En août 1914, deux petits garçons de 6 et 7 ans avaient suivi leur père veuf, mobilisé au Maroc, qui se rendait de Casablanca à Rabat. Epuisés de fatigue, les enfants ne purent continuer leur route ; le père les confia à des personnes qui passaient ; amenés aux services municipaux de Casablanca, les petits furent de suite donnés au sœurs franciscaines, directrices, à l’Anfa, d’un pensionnat de jeunes filles. Le lendemain deux fillettes de 8 et 10 ans y furent reçues dans les mêmes conditions, puis d’autres encore. Les classes étant libres en août et septembre, on les transforma en dortoirs qui continrent 66 enfants.

L’Orphelinat était fondé.

Depuis il n’a fait que se développer. Il compte en 1921 cent enfants (dont 32 orphelins de guerre) des orphelins de père et de mère ou ayant perdu un de leurs parents.

A moins de cas exceptionnels, les garçons sont gardés jusqu’à 7 ans; pour les filles l’âge est illimité; elles passent le certificat d’études et sont initiées à la couture, aux travaux de ménage.

Depuis 1914, le nombre de journées de présence est de 166.643.

L’Orphelinat est alimenté par une allocation du Protectorat, la pension des Pupilles de la Société de bienfaisance, la part facultative des orphelins, le travail des sœurs et la charité des Casablancais.

La journée revient à 2 fr. 90.

Orphelinat Saint-Maurice à Oudjda

Fondé en juin 1919, dirigé par les sœurs Franciscaines, subventionné par la Société de Bienfaisance d’Oudjda, recueille les orphelines d’Oudjda et exceptionnellement les orphelins jusqu’à l’âge de cinq ans.

Depuis sa fondation quatre-vingts enfants y ont été élevés. Le prix de revient par mois est de 30 francs. Les orphelines sont initiées au travail de couture, cuisine, lessive.

Depuis février 1921, le médecin de l’Orphelinat donne une consultation gratuite aux enfants du quartier Saint-Maurice.

(1) Anfa: ancien nom de Casablanca, faubourg actuel de cette ville.

BULLETIN DU COMITE DE L’AFRIQUE FRANÇAISE

SOCIÉTÉS DE BIENFAISANCE Visites à domicile

Les Sociétés de bienfaisance de Casablanca, Rabat et Fez secourent les mères chargées de famille et font des distributions de vêtements.

A Rabat, chaque demande de secours implique, après enquête, la visite à domicile d’une dame de la Société de Bienfaisance; elle donne des vêtements aux enfants, paie les cantines scolaires, fait entrer les enfants à la Garderie, vérifie leur état de santé et de propreté.

Ouvroirs

Les ouvroirs des Comités de Croix-Rouge des principales villes, celui de Mme la Maréchale Lyautey a la résidence de Rabat, travaillent à vêtir les enfants des régiments sénégalais, des gou-

miers marocains, à faire des layettes; chaque année, à Rabat, l’ouvroir confectionne pour la Noël des enfants nécessiteux des écoles, des tabliers noirs (450 environ) et donne trois cents paires de chaussures.

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