I. — Ressources minérales
1° Etudes faites, — 18138-1892. — Thollon. Reconnaissances géologiques, vallées du Djoué et du Niari.
1892-1901. — Le Chalelier, Régnault, Alvernhes.
1902-1911. — Lucas, Levât, Marc Bel, J. Mornet.
1919. — Georges Bruel. — L’Afrique Equatoriale Française (carie géologique dressée par Erasme Loir en 1913). Bulletin du Comité de l'Afrique française , juillet-août 1919. Renseignements coloniaux. Capitaine Jourdy. — Esquisse géologique de la colonie du Moyen-Congo.
2° Ressources connues. — Il résulte des études qui précèdent que les ressources minérales connues du Moyen-Congo sont les suivantes :
a) Nature des terres. — Sable et latérite sur la cote et les plateaux Batékés, grès et calcaires dans la rdgion minière, argile sur les hauteurs; alluvion dans le fond des vallées.
b Produits minéraux exploitables. — Minerais de cuivre (malachite, azurite, pyrite, chalcosine, chalcopyrite), mêlés de minerai de zinc et de plomb argentifère. Minerai de fer. roches calcaires (fabrication de chaux).
3" Renseignements complémentaires recueillis par M. Pobéguin. — Echantillons de minerais et de roches.
4° Etudes restant à faire. — Tout n’est pas connu des ressources minérales du Moyen-Congo, il s’en faut. Jusqu’à présent, à part les nombreux prospecteurs qui ont sillonné la colonie et surtout la vallée du Niari à la recherche des minerais de cuivre, mais qui ont gardé pour eux leurs découvertes, il n’y a jamais eu au Moyen-Congo de missions géologiques et minéralogiques officielles, comme dans d’autres colonies.
On ne connaît pas au Congo de gisements de
houille ni de pétrole. La constitution géologique du pays laisse peu d’espoir de trou ver de la houille dans la colonie. Quant au pétrole, les sondages, pour déterminer s’il en existe, sont des opérations très coûteuses et problématiques qui n’ont été effectuées ni par l'administration ni par les sociétés.
Au point de vue scientifique, l’envoi d’échantillons géologiques ou minéralogiques peut être provoqué, en attendant une mission officielle, par l’administration locale, en profitant des connaissances spéciales que pourraient avoir certains fonctionnaires Une carte des levés d’itinéraires n’existant pas, son établissement demandera un long travail.
Au point de vue industriel, en dehors des études que les sociétés minières peuvent faire pour ellesmêmes, seule une mission organisée comme celle du Comité de l’Afrique française au Maroc pendant la guerre serait susceptible de déterminer exactement les ressources du sous-sol de la colonie.