‹ Renseignements coloniaux et documents (volume 3)Chapitre 91 sur 134 · VJ · texte numérisé non relu

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été transférée en 1902 de Libreville à Brazzaville, cette dernière fondée en 1889 par de Brazza au confluent du Djoué et du Congo sur le lac appelé depuis Stanley-Pool.

De 1903 à 1906, le Moyen-Congo a continué à être administré directement par leCommissaire général du gouvernement des possessions du Congo français; de 1906 à 1910, époque de la création du gouvernement général de l’Afrique Equatoriale Française par un gouverneur des colonies qui a le titre de lieutenant-gouverneur du Moyen- Congo. Brazzaville est à la fois le chef-lieu de la colonie et la capitale du gouvernement général.

Avant 1918, la colonie du Moyen-Congo n’avait pas accès à la mer, dont elle était séparée par le Gabon, le Cabinda portugais et le Congo belge. En 1918, les deux circonscriptions gabonaises des Bacougni et du Kouilou lui furent rattachées, alin de lui donner les territoires que doit traverser le chemin de fer projeté de Brazzaville à la côte.

De 1912 à 1920, le Moyen-Congo a été amputé de la plus importante fraction du Nouveau-Cameroun, celle que l’on a comparée à une botte ou à une fourche, dont les deux pointes, piqûres ou antennes aboutissaient à Bonga, sur le Congo et à Zinga sur l’Oubangui. La branche sud de Bouga, enserrée entre les deux Likouala, laissait à l'Allemagne tout le cours de la Sangha, la branche de Zinga lui donnait la Lobaye. Une troisième branche ayant sa base dans le Gabon, appuyée sur l’Océan et sur le Muni espagnol, traversée par les rivières de la Karagoua et de la Koudou, venait le long de la frontière du Cameroun s’enfoncer dans le Moyen-Congo comme un coin, ayant son sommet à Ouesso, au confluent de la N'Goko et de la Sangha. A partir du 1er janvier 1920, le Moyen-Congo a retrouvé dans cette région les quatre circonscriptions de la Lobaye, de la Mambèré-Lobaye, de la Kadéi Sangha et de la Karagoua Koudou, et celle, supprimée ponr être répartie entre les circonscriptions voisines, de la N’daki Sangha, dont les limites arbitraires étaient commandées par l’accord de 1911.

Telle qu elle est maintenant constituée, la colonie du Moyen-Congo offre, en Afrique Equatoriale Française une situation particulièrement intéressante avec, au Nord, les territoires restitués de l'emprise allemande, au centre la capitale de Brazzaville, au Sud le projet de chemin de fer.

Géographie. — La colonie du Moyen-Congo — il suffit de jeter les yeux sur une carte muette pour s’en rendre compte — est avant tout une colonie de rivières. Elle forme un long couloir traversé par l’équateur, enserrée entre le Congo belge à l’Est, le Gabon et le Cameroun à l’Ouest, remontant, de l’océan Atlantique, au bassin du Chari tributaire du lac Tchad, le fleuve Congo et son affluent l’Oubangui, etarrosée parles affluents de la rive droite de l’Oubangui et du Congo : la Cessé, la Lobaye, Llbenga, laMotaba, la Likouala, Issoubi (dite Likouala aux herbes), la Sangha (formée de la Mambéré, de la Kadeï, de la N'Goko et de la N’daki), la Likouala Mossaka (et ses affluents la Bokiba et b* Kouyou), l’Alima, la. N'Kémé, laN’Kéni, la Léflni, le Djoué, la Foulakari.

Elle tient son nom de Moyen-Congo de ce qu’elle ne possède ni le cours supérieur du fleuve, en amont du confluent de l'Oubangui, ni le Bas- Congo qui est en territoire belge de Manyanga à Matadi et dont l’embouchure sert de limite entre le Congo belge et l’Angola portugais.

Elle est complétée par le bassin du fleuve Kouilou, formé du Niari et de la Louessé et qui se jette dans l'Atlantique.

La colonie se trouve tout entière comprise

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