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CHAPITRE IV : EXPLICATION DE NOS TABLEAUX

Cette rose du frontispice est bien une synopsis de l’atlas. En effet ses douze feuilles avec leurs gradations vers le blanc et vers le noir sont un sommaire des douze tableaux de la seconde section ; les feuilles à formule bilittérale RO, JO ,JW, BK, BV, RV en donnant les couleurs dérivées des couleurs primaires et secondaires sont un aperçu des six tableaux de la troisième section : enfin les feuilles O, ÆE, V représentent les éléments des tableaux de la

quatrième section.

79. Manifestation des couleurs complémentaires. — Par là méme que dans cette rose l'ordre naturel de lasuccession des couleurs dans le cercle chromatique à été observé, les couleurs complémentaires s’y correspondent aux extrémités d’un même diamètre (33). Voir le nouveau diagramme ci-dessous.

Le rouge R est complémentaire du vert VE.

Le rouge-orangé RO est complémentaire du bleu-vert BV.

L’orangé O est complémentaire du bleu B .

Le jaune-orangé J O est complémentaire du bleu-violet BV.

Le jaune J est complémentaire du violet VE”

Le jaune-vert J \E est complémentaire du rouge-violet RV.

On remarquera quelque différence entre les complémentaires que nous indiquons ici et celles que donnent plusieurs auteurs récents. Helmholtz par exemple veut que la complémentaire du rouge soit non le vert mais levert-bleuâtre ; N. 0. Rood bleu-vert (1). L'un et l'autre ont pris pour type de leur

rouge une nuance qui n'est qu'un rouge-orangé ; ils s'occupaient avant tout des

donne la préférence au

rayons du spectre, or le spectre solaire, à moins de précautions particulières, ne

fournit pas le vrai rouge ; le vrai rouge se rapproche davantage de la couleur

pourpre (2).

80. Trilobe synoptique. __ Mise à l'ouverture de l'Atlas cette planche repré-

sente l'ensemble des réactions chromatiques auxquelles donne lieu le mélange des

couleurs primitives, savoir :

La formation des dérivées lorsqu'il n'y à que deux couleurs ;

Une extinction chromatique plus où moins grande lorsque les couleurs primi-

tives sont toutes trois en présence (40);

La preuve que cette extinction chromatique se réalise dans la lumière blanche, et non dans le noir, quand le mélange des couleurs est optique au lieu d'être matériel (46). Dans ce trilobe, en effet, ainsi que dans les tableaux suivants, c'est

le mélange optique qui domine ; par suite, le rabat est loin d'y être proportionnel

à l'extinction des couleurs.

Chacun des trois lobes de cette planche donne les gammes des couleurs dérivées

de deux des couleurs primitives.

Les dérivées immédiates se trouvent sur la ligne médiane de ces lobes, ainsi

qu'aux cases angulaires du triangle central, rencontrées par ces médianes. Le reste des cases du triang es, des trois couleurs primitives et montre l'extinction plus ou

le central est occupé par la présence simultanée, en pro-

portions divers

moins complète résultant de la rencontre des complémentaires. Les neuf cases où se réalise l'extinction totale forment une sorte de tricorne central joignant les arcs

du triangle par leur milieu.

(1) Théorie scientifique des couleurs, p. 136. par M. Kæchlin à l'Académie des sciences, le 23 août 1556.

(2) Voir la note présentée

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