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PROBLÈME I

IDENTIFICATION D'UNE COULEUR OÙ TEINTE DONNÉE ; SON ANALYSE, SA FORMULE.

87. Fréquente rencontre de ce problème. — A toute heure, dans la culture des arts ou des sciences, dans le commerce ou l’industrie, on a besoin de désigner des teintes particulières. La peinture, la teinture et autres arts utiles ne sauraient prendre leur plein essor qu'à la condition de pouvoir préciser les couleurs qu'ils emploient. Mais avec les termes anciens on reste dans le vague vu leur peu de précision ; on hésite à se servir des noms nouveaux vu le caprice qui préside à

leur choix ; la vraie solution du problème n’est pas abordée dans la plupart des

cas.

Aussi, dans un ouvrage tout récent (1), le professeur A. H. Church n’hésite pas

à le déclarer : « Tant que les savants et les artistes réunis en Conférence internationale ne se Seront pas mis d'accord sur les noms d’une couple de centaines de nuances, et que ces nuances reproduites sur émail ne seront pas conservées comme

des types auxquels on puisse toujours en référer, ainsi qu'on l’a fait pour les éta-

(A) Colour, by A. H, Church, p. 64 London, 1887.

RÉPERT, CHROM. 12

lons des poids et des mesures ; nous devrons étre reconnaissants pour tout essai

tenté dans la direction d'une nomenclature rationnelle et complète des couleurs. ,

88. Ce problème peut être résolu. — A l'aide de nos tableaux et de nos formules on peut, il me semble, remédier à cet état de choses, analyser une teinte donnée, déterminer son ton, sa nuance, établir sa formule et par suite l'identifier avec elle-même.

La marche que nous allons indiquer conduit pas à pas à la solution. Dans la pratique, elle se simplifiera beaucoup. D'abord, quiconque aura les yeux tant soit peu exercés à la distinction des couleurs franchira immédiatement les intermédiaires. IL suffira à tout autre, pour en arriver au même point, de faire quelques déterminations à l’aide de nos tableaux. À peine en aura-t-il un peu l'usage qu'il ira directement à la planche et à la teinte cherchée et pourra de suite en formuler l'expression.

En général, pour déterminer la couleur d’un objet, on l’isole de son mieux, et

on la place aussi près des types que possible sous un jour moyen. Si l'objet est

brillant ou luisant, il est essentiel d'éviter la réflexion spéculaire, en observant l'objet dans une position où cette réflexion ne puisse rencontrer les yeux.

Trois cas principaux peuvent se présenter :

89. La teinte donnée paraît être d'un ton franc (1° cas). — Quand la teinte en question n’est ni rabaîtue, ni lavée, ni grisée, on peut recourir d'abord à la rose du frontispice (planche 1). La partie moyenne de chacune des feuilles offre le ton franc de la feuille. Si la teinte donnée est du nombre des douze couleurs franches principales on la reconnaitra facilement ; si elle est plutôt entre deux de ces couleurs, on se reportera au tableau de la troisième section correspondant à cette teinte comme l'indique le diagramme synoptique de la page suivante, savoir, respectivement, au tableau XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX pour la teinte comprise entre R'et O.“O'et Jr ‘Jet \Æ, EetB,BetV,VeR.

On la trouvera dans la diagonale verticale principale, ou tout au moins, on y rencontrera la teinte qui en approche le plus, et nous indiquerons plus bas (93) com-

ment la préciser davantage.

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