‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumière (volume 3)Chapitre 12 sur 31 · PRÉCI · texte numérisé non relu

PRÉCI

pluque à fiiees parallètes , cette plaque , traversée par la tomière polarisée , manifeste la curieuse propriété de ne dépolariser que lo rayons dont la réfraction diffère dans le spath et dans Thuile; en sorte que la lumière émergente, analysée par la double réfraetioD , donne des eouleurs très remarquables , et qui , de plus, ont la pro* priété de varier rapidement avec la température du système, a cause de Finégalité d'influence que la chaleur exerce sur le solide et sur le liquide.

Pouvoir dispersif.

Les pouvoirs dispersifs des corps fournissent encore un caractère distinctlf d'uQ haut intérêt. En observant avec attention les speetr» formés par des prismes de diverses substances, on reconnaît bientôt que les diverses couleurs» quoique rangées toujours dans le même ordre, n'occupent pas cependant des longueurs proportioonelles. Ainsi un prisme de flint, par exemple, donne proportionnellement moins de rouge et plus de violet qu'un prisme de crovirn, et il y a d'autres substances qui offrent des différences encore plus frappantes. Kn général, la même couleur est tantôt plw 00 moins resserrée, tantôt plus ou moins développée. Ce phéDomèue se trouve évidemment lié avec les grandeurs des indices de réfraction. Si l'on prend la différence de ces indices pour les rayons extrêmes, le violet et le rouge, ou aura ce qu'on appelle la dispersion totale de la lumière. Une substance est d'autant plus réfringente que peur die cette différence est plus grande. La différence entre les indices de réfraction correspondants à une couleur particulière donne la dispersion partielle relative à cette couleur.

Lorsqu'on divise la dispersion totale ou partielle d'une sqbstancp par la dispersion correspondante d'une autre substance, on a le rapport des dispersions.

L^ pouvoir dispersif d'une substance est le quotient que Von obtient en divisant sa dispersion par son indice moyen de réfraction diminué de l'unité. On appelle indice moyen de réfraction celui qui appartient à la lumière moyeime du spectre ou à la i*aie # dr Frauenhofer.

La dispersion et le pouvoir dispersif varient considérablemeai quand on passe d'une substance a Tautre. Ainsi le pouvoir dispersif «

d'optique MlfréRALOGIQUE. "397 v" .^

qtiî est 0,400 pour te chromate de plomb, 0,060 poor le sttlfkte de plomb , 0,053 pour le sel gemnie , 0,046 poar le cabonate de strontiaoe , 0,040 pour le spath calcaire , 0,037 pour le béryl , 0028 pour la tourmaline, n*est plus que 0,022 pour le spath fluor.

En général, une grande puissance réfractive est accompagnée d*Qn pouvoir dispersif énergique ; mais les exceptions sont innombrables, surtout pour les pierres précieuses, entre lesquelles on distingue le diamant.

Certains corps paraissent communiquer leur pouvoir réfringent etdispersif à leurs composés; d*autres corps, le fluor, et même rexig^ , par exemple , semblent n'avoir qu'une très faible influence sur les pouvoirs dispersife de leurs composés ; l'hydrogène, le soufre et surtout le plomb paraissent exercer une très grande influence en sens contraire. Les pouvoirs dispersifs et réfringents sont quelquefois indépendants Tun de Fautre : on peut, dans des circonstances données et par un mélange convenablement choisi, diminuer la di^rsicm de moitié, sans que la réfraction subisse un ciiangement appréciable.

On admettait, avant M. AmieL, que la dispersion des couleurs est oMtftante pour un même milieu réfringent, c'est-à-dire qu'à des réfractions égales pour la même substance, correspondaient des dispersions égales , et Ton en concluait qu'il était impossible de détourner la lumière par réfraction bans la décomposer, en n'em^ ployant qu'une seule substance diaphane. I/illustre physicien de Flor^ce a reconnu que la dispersion qui résulte de plus d'ane réfractioD n'est aucunement constante , mais qu*elle varie avec les indinaisoos des rayons qui toml)ent sûr la face du prisme. Des expériences nombreuses lui ont révélé cettfe propriété inconnue avant lui, que si le rayon incident, comparé au rayon qui a subi la déviation minimum , pénètre du côté de l'arête du prisme , la dispersion sera plus forte que celle qu*on obtient en iSilsant tourner le prisme de manière à produire la même réfraction, en fiiisant pénétrer le rayon incident vers la base , et non plus vers l'arête. Ce qui semble plus étrange encore, c'est qu'un rayon sorti du premier prisme se modifie de manière à acquérir la propriété contraire, c'est-à-dii-e qu'en recevant sur un second prisme le rayon sorti du premier, la dispersion des couleurs est plus grande

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quand le rayon s*ai^coche de la base , moins grande quand il s'approche de Taréte. Sous une autre forme, quand des déviations ^ales du spectre sont dues à des déviations inégales des rafyons par les deux foces d*un prisme , les espaces colorés sont plus grands lorsque la déviation par la face postérieure est pins grande que celle qui provient de la face antérieure. Cette proposition n'est vraie qu'à la condition que le rayon incident n'ait point éprouvé de réfraction antérieure , autrement les ei^aees sont plus resserrés. Ces faits , Ignorés avant la découverte de M. Amid, et qui semblaient en contradiction avec les tbéories reçues , ne sont cependant que de simples corollaires des lois ordinaires de la réfraction et de la dispersion. Ces lois suffisent à prouver que la réfraction achromatique n'exige pas absolument plus d'une substance réfringente.

Absorption sans polarisation.

Toute substance non cristallisée, et, parmi les cristaux, tool cristal simplement réfringent, ne transmet que la lumière neutre; et généralement, d'après M. Arago , toute extinction ou absorptloo de lumière ou de couleurs , non accompagnée de double réfraetioD » porte également sur les deux faisceaux polarisés en sens contraire, dont on peut supposer que toute lumière naturelle ou neutre est composée. Il ne s'agit donc ici que de l'absorption de telle ou telle couleur de préférence par une substance minérale colorée ou non colorée.

On peut citer pour ^rpe de cette absorption celle qui a lieu dus les verres colorés. Pour Tobserver, on emploiera les procédés suiivants : 1* deux Usées non parallèles du minéral forment un prisme au travers duquel on regarde la flamme d'une bougie. Par exemple, avec le rubis (corindon) , l'extrémité violette du spectre sera sop* primée , mais elle ne le sera pas avec le grenat ; 2" illuminez le minéral avec la lumière monochromatique de Talcool versé sur du sd ordinaire, le rubis sera presque noir, et le grenat réfléchira encore une quantité notable de cette lumière Jaune, ^i corresponde la raie D de Fraunhofer, dans le spectre solaire; ou bien mettes l^hantillon sous ia lumière d'un verre rouge, ou même observezle avec le vci-re rouge placé devant Tceil. Enfin, si vous avez a

D OPTIQUE MINÉAALOGiQUe. 38 r

votre disposition un spectre solaire dans une chambre obscure, promenez le minéral dans diverses nuances. Le saphir, la cordiéri ta (dichrolte) , le disthène et la topaze bleoe du Brésil ne se ressemblent plus alors, pour la teinte réfléchie ou transmise. Dans quelques cas , et notamment avec le rubis , on peut faire une expérience analogue à la suivante : regardez la flamme assez brillante de Talcooi salé avec une plaque liquide de sulfate de chrome, comprise entre deux verres plans, et cette flamme sera complètement invisible.

Abiorptian av€C polariêotian.

Tout cristal biréfringent coloré absorbe inégalement les deux faisceaux polarisés de la lumière neutre. Certains cristaux de tourmaline, de cordiérite, d*épidote,ne transmettent même que de la lumière polarisée. M. Babinet a communiqué depuis plusieurs années à r Académie cette loi qui admet peu d'exceptions, savoir, que les cristaux biréfringents colorés, dits répulsifis ou négatifs, comme le spath coloré , la tourmaline , le corindon, laissent passer en plus grande abondance le faisceau extraordinaire , tandis que les cristaux dits positifs ou attractifs « commele quartz enfumé, le ziroon, le gypse , transmettent en excès la lumière ordinaire. Ainsi, pour chaque espèce minérale, ou même pour chaque variété, la nature de la lumière transmise devrait être observée et notée ainsi qne Tintensité de l'action polarisante. Par exemple, des amphiboles, des topazes bleues, parfaitement semblables pour la couleur, le poli, l'aspect y réclat, à des tourmalines polarisant complètement, oe donnent elles-mêmes qu'une très faible polarisation.

Diehrotême , polyehroiêtne.

Tout cristal qui polarise complètement la lumière, Téteint aussi complètement suivant son axe ou suivant ses axes. Mais on remarque que pour une certaine couleur simple ou composée, plusieurs cristaux ne jouissent pas de la propriété polarisante et de la propriété d'absorption complète suivant Taxe. I.a tourmaline rouge, le rubis, laissent passer des rayons rouges non polarisés, et si Ton croise deux tourmalines rouges, cette même teinte se fait jour au travers du système, et les anneaux de. spath interposé sont tra-

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versés par une croix rouge au lieu d'une croix uoire qui aurait été produite avec deux tourmalines complètement polarisantes : aussi , dans l'appareil de M. Uerscheli , les deux tourmalines que Ton veat croiser doivent être de teinte différente. Avec Témeraude, les bandes noires du polariscope de M. Savart sont vertes; eliei sont bleues avec Taigue-marine et le saphir ; elles sont rouges avec la sibériteet le rubis» et manquent complètement quand on examine de la même manière le grenat et le spinelle.

On peut donc formuler comme il suit l'effet du dichroîsme: suivant Taxe ou les axes d'un cristal coloré biréfringent, on n'a que la couleur non soumise au tamisage polarisateur du cristal , si Ton peut se servir de cette expression, et cette cou/eiir n*eet paspfJarieée , comme M. Babinet Ta très soigneusement observé, tandis que suivant toute autre direction il se mêle à cette couleur non polarisée qui passe dans tous les sens , la lumière ou teinte polarisée plus ou moins abondante que laisse passer Taction de l'axe ou des axes , en sorte que si , par un procédé convenable de polarisation, ou supprime celle-ci, on retrouve dans toutes les directions la même teinte que suivant Taxe.

Les teintes ne sont pas toujours nettement tranchées ; mais lorsqu'elles le sont , on trouve Ici un moyen de déterminer la direction des axes ; il suffit de chercher quelle est la direction où, à la vue simple, on observe la teinte semblable à celle qu'on obtient au moyen de la tourmaline analysante.

On explique facilement par ce principe la coloration sfngniière observée par M. Brewster autour des axes de la cordiérite, autrement appelée dichroïte, iolite , saphir d'eau. IVf . Babinet a fait tailler en sphère parfaite un très beau cristal de cette substance, qui dans un sens était du plus beau bleu de saphir, et dans Tautre d'un blanc jaunâtre mal défini. £n observant cette sphère à la lumière ordinaire, on aperdiit deux taches bleues aux deux extrémités des axes, et suivant toute autre direction il venait se mêler à cette teinte bleue une proportion plus ou moins grande de la lumière polarisée suivant la loi de M. Biot pour les cristaux bi-axes qui laissent passer les

axes.

On voit donc que ces mélanges en proportions variables doivent offrir des teintes multiples dont on n'a jusqu'ici noté que les ex-

d'optique minera logique. 383

trémes , qui ont lieu suivant les axes et suivaot une direction perpendiculaire au plan de ceux-ci: c'est un Téritable polychroïsine et non un dichroisnae , comme on le dit ordinairement.

l/absorption des milieux colorés biréfringents diffère essentiellement du phénomène ordinaire auquel se rapportent les couleurs propres des corps. Là , comme dans beaucoup d'autres parties de Toptique moderne , les premières observations , celles qui constituent la découverte , sont dues à M. Arago. Il fit voir que, dans les milieux colorés biréfringents, et notamment dans le sulfate jaune de baryte , la lumière polarisée développait des teintes variables , suivant le sens où elle traversait le cristal. M. Biot et M. Brevster, mais surtout M. Biot^ étudièrent ensuite le phénomène, mais sans en formuler la loi définitive. M. Babinet avait annoncé que les cristaux colorés biréfringents , dits négaiifê ou r^ulsifs , comme le spath dislande , la tourmaline , le s&phir, absorbent en plus grande abondance le rayon ordinaire , tandis que les cristaux dits positifs ou attractifs, comme le quartz, le zircon, Tapophyllite ordinaire , éteignent en plus grande partie le rayon extraordinaire « et laissent par conséquent passer de la lumière partiellement polarisée, comme le rayon ordinaire. Il y a cependant quelques exceptidas, comme pour le béryl , mais non pour Témeraude.

Plus généralement, tout cristal biréfringent coloré, éclairé par la lumière neutre, peut être considéré comme donnant passage à une certaine quantité de lumière colorée non polarisée , laquelle passe librement dans tous les sens, indépendamment de son axe ou de Ses axes optiques, et par rapport à cette lumière, il est analc^ue à tout autre milieu coloré; et, de plus, à une certaine quantité de lumière polarisée suivant la loi de M. Biot pour les cristaux bi-axes. Cette dernière quantité étant nécessairement variable quand on fraosmet delà lumière polarisée au travers du cristal, ou quand on analyse la lumière transmise avec un appareil biréfringent , il en résulte , quand cette lumière variable est elle-même colorée , une série nombreuse de nu&nces, depuis celle où la lumière non polarisée passe seule par l'extinction de la lumière polarisée, jusqu'à la anance formée de l'ensemble de la lumière non polarisée et de la tanière polarisée tout entière. Ces deux cas extrêmes ont été seuls DOtéSj sous le nom de dichroïsme; mais réellement les cristaux CO"

lorés biréfringents à un ou à deux axes sont polychroltes, et la règle suivante donnera la teinte d'un cristal quelconque.

Prenez la teinte de la lumière non polarisée que transmet oe cristal en tous sens , et la teinte variable suivant la direction de Taxe ou des axes qu*ll transmet dans la direction donnée et pour razi-^ mut donné , et la teinte résultante d*après les formules ordinaires de mélanges de couleurs , sera la couleur actuelle du cristal : c'est ce qui résulte de quelques unes des expériences exposées en détail dans le mémoire de M. Babinet.

Caraetèreê analoffuei aux phénamèneêde réseaux. — AMiériet. — Couronnes. — Cercle parhélique.

On connaissait depuis longtemps un phénomène particulier du saphir qui montrait par réflexion, devant une vive lumière, une étoile brillante à six rayons. Plus tard, on s'aperçut que le même phénomène avait lieu par réfraction, en regardant la lumière d'une bougie à travers la pierre. On vit ensuite que plusieurs autres sabstances donnaient égalemoit des étoiles, maisàl>ranches plus ou moins nombreuses. M. Babinet a rattaché ces phénomènes à ceux des réseaux , dont voici les Mts analogues.

Lorsqu'on a une série de fils tendus parallèlement et asses près l'un de Tautre , ou bien des stries parallèles tracées sur un verre, et qu'on regarde la lumière d'une bougie à travers ce système, on ▼oit des deux c6tés de la flamme une bande lumineuse perpendieolalre à la direction des stries. Quand on a des fils ou des stries croisés à angles droits , on aperçoit deux bandes lumineoses crol* sées de même , et par conséquent une étoile à quatre rayons reetangulaires : c'est ce qu'on peut voir en r^rdant la Inrolère à travers un linge fin, ou à travers une lame de v^yte^ un simple ^ de lunette, sur laquelle on a passé le doigt légèrement humide 4 deux directions à angle droit Avec trois séries de fils ou de stries , on a trois bandes , et par cMiséquent une étoile à six rayons. Généralement , il y a autant de bandes lumineuses que de directions de stries , et les angles des bandes entre elles sont précisément eenx des stries elles-mêmes. Tous ces effets dépendent de la réflexion de la lumière à la surface des fils ou des stries.

d'optique MmBaAL0GIQI7£. 385

Les astéries s'expliquent donc pai* l'existence de petites iibres ou solatioDS de continuité disposées diins le saphir parallèment aux in ^ersections des faces du prisme hexaèdre avec les hases de ce prisme, 401, contrairement au prisme du quartz, est souvent terminé par des faces ou bases perpendiculaires aux arôtes du prisme , montrant aussi une disposition moléculaire dont le résultat doit être une série de lignes ou de stries parallèles entre elles , et aux arêtes de la base du prisme suivant trois directions diverses. Sur plusieurs saphirs on distingue au grand soleil deux ou même trois de ces systèmes de stries. La lumière qu'elles reflètent transversalement donne une étoile à six rayons qui doivent aboutir au milieu des fiicesda prisme , comme on Tobserve en effet; et si Ton taille une lame de saphir etqu*on regarde une bougie au travers, on aperçoit, qoeiie que soit la place de Toeil , contrairement à l'explicaiion d*Haay, une étoile à six branches dont la. lumière est le centre. Si cette théorie est vraie, en coupant le saphir-astërie perpendiculairement à Fun ou l'autre des systèmes de stries parallèles, on doit ob^tenir un cercle parhélique : c'est ce que M. Babinet a vérifié en sacrifiant de très belles astéries de saphir. On doit en dire autant de l'astérie du rubis, qui n'est seulement qu'une autre couleur du corindon. Les astéries ne sont pas de la même teinte que le fond de fn couleur de la pierre , comme cela doit être , puisqu'elles sont une réflexion spéculalre de la lumiène transmise.

Des structures semblables dans les minéraux à celles des réseaux produisent les mêmes effete. Cela nous explique le chatoiement de certaines substances par réflexion , car toutes les substances duitoyaotes sont fibreuses, à fibres plus ou moins fines, et c*est perpendiculairement à ces fibres que se montre la ligne du reflet lumineux qui la fait remarquer. Le gypse et le carbonate de chaux fibreux , le quartz fibreux , le quartz asbestifère (œll-de-chat) , présentent ces effets d'une manière saillante.

En examinant au microscope les corps astérisants, on y découvre Je plus souvent les structures correspondantes. Ainsi, une plaque coupée perpendiculairement à Taxe dans un prisme hexagone de si^ir , ou dans un dodécaèdre pyramidal à triangles isocèles présente des stries qui forment entre dies des triangles éqnilatéraux : elles doivent donc donner des étoiles à six rayons :

:{86 Mici»

tok priMBC il>fr.craode oA daas ic même coes. d'idotme prMDle sv MS bws , an micrKcope , ( giWnt, «t U dMie « diet te éMkiài talfvf. €b piiwii éê WBÊÊÊÈè et hv H|^n 4|iri M crolKiil «bllqMniCBt,ct II I

MWt de raslMstc : amii Bedone-MI qa*( irafakain flJMa— ti; etti on leUdlle | ef , OD a on cerele pariiélique.

L'cspèee d'atiMMie «ne piteole tme ndMaBca pe«t éoncMos donner tar lastnietiiFeiiilérieiire dn indices qninoosMiappcntde taiiteaativmanlèK. AInrf, ondmt eoMliiieqveksprlnBes iieiagonet de taphir et d*énieraiide fonlAmiësde prinnes triasgiMrei éqailaléraui ; que les priunet d'ideenne sont femés de prlamei carrés , et que les prismes de soUlite de liaryte sont Ibnnés 4c prismes rfaomtNrtdanx. Ce qui pnraire, en elfcl , qn*il en ert e*cst qo*nne plaque eanpée dMS nn corps paraHèleinent à Fa prodott qu'une seule ligne lumineuse , ou tout au plus deux l%BSt rectangulaires , dent l'une eomspond aux clivages de la base.

ÎM observations, en se multipliant » nous donneront sans doute des résultai importants, et l'on verra prolial»lement pourquoi certaines substances, le quarts, par eiemple, malgré leur analogiie avec d'antres, ne produisent pas d'astérismes. On déterminera la Ibrme et la disposition des molécules qui oonviennoit au grenat trapé* aoèdre pour produire des étoiles à six ou A qusAre rayons. On aauia pourquoi II n'en est pas de même dans d'autres subslanesa du aystèfise cubique*

Tous les chatelements superficiels, tels que ceux du eoitedon harmophaae, de l'byperotène, du labrador, de la nacre de perle, sont des phénomènes de réseaux. Les phénomènes de transmlaslon 4ola nacre de perle, de agate irisée à oouisurs réeummles, sont aussi du même genre. On ne parle pas Ici des reflets tetérieura de la naiYC, deTopale, de la pierre de lune, de la qjrmophnne, doM en n'a paa Tsitplkatlon. Quant aux chatoiements de surltecaet à eaux d« Ifansmimion, les couleurs cNkaoes sont ajoutent plus dtstânlss du rajmi lélécU eu transmis réguilèrcmenl que les lames mi les

d'optiqdb mjnMralogique. SS^

stries de la substance sont plus fines. M. Babinet a vu de beaux échantillons d'agate dont les couebes sont espaeées ^r sdtxaattètnei de millimètres. Les couches de la nacre ne wmt pas distantes de plus d*un centième de millimètre. Enfin, dans Thyperstène et dans le labrador, la distance est encore beaucoup moindre , en sorte quê les couleurs r^étées sont encore plus loin de la lumière dlreeto «t d*une teinte moins variable. C'est aussi le seoret de» ftIngoMèree couleurs du colibri, qui ne sont visibles que presque à Toppoiitede la direction de U lumière incidente. On sait que, diiM ee eci, ol sous riocidenee perpendiculaire , le produit de la distance des couebes ou des stries par le sinus de Tangle de déviation de la couleur transmise est égal à rintervalle fondamental des interférences. Soit a la distance de deux raies ou stries, i Tangle de déviation, K l rintervalle fondamental des Interférences, on a :

isinatsk.

Quant aux phénomènes analogues aux couronnes, on sait que si plusieurs fils égaux d*un diamètre d sont interposés entre Toeil et une bougie» on voit autour de celle-ci une ou plusieurs couronnes.

Dès lors » quand une substance minérale est composée uniformément de fibres régulières parallèles , et qu'on taille des plaques perpaidiculairement à leur direction, on voit à travers ces plaques un ou plusieurs anneaux circulaires , entourant la lumière qu'on prend pour point de mire. Les couronnes sont plus ou moins grandes suivant la grosseur des libres, qu'on peut parvenir à évaluer rigoureusement par la mesure du diamètre des cercles.

I^ distance angulaire d de chaque point de la circonféi*euce du premier aaoeaa ou couronne & la bougie est donnée par Téquation

tfsina = -X.

Les autres anneaux ou couronnes ont des distances à la bougie qui sont successivement doubles , triples, quadruples de la distance de la première. Ceci peut servir à mesurer la grosseur des fibres ou cris*laux élémentaires dans les cristaux fibreux, et indiquer en même temps si ces petits cristaux ou fibres sont de dimensions uniformes. Ainsi, avec le quartz œil-de-chat qui eontlent des filaments d*a-

niante, avise le béryl, avec K'asbeste fibreux €oin]lpacte, OD lie voit point de eonroom, parce que les filaments D*oot point une âimeiisioo ^le ; mais avec le gypse fibreax , le quartz fibreux , le diopsidc, la witherite, la cnriûdollte, la cooromie se voit et se mesure. Dai.s la première de ces espèces, les fibres sont de un trentième à on quarantième de millimètre , et dans les échantillons les plus beaux , on poorraît exactement en fixer le diamètre en se servant de la lumière homogène d*alcool salé pour laquelle X = 0»iii*,000,588, ce qui donnerait d dans Téquation

rf sinii = ^ On*i«.,000,588.

quand on aurait mesuré a. La mesure de cet angle s*obtlent, au reste, sans difficulté au moyen de deux bougies dont on amène les deu\ couronnes à se toucher extérieurement en s*élolgnant plus ou moins de ces bougies sur une ligne perpendiculaire à la distance qui Ifs sépare.

Toutes les substances astériques produisent encore un autre phénomène qui tient au système de stries parallèles à Taxe, déterminées par les arêtes des molécules prismatiques composantes ^ sur lesquelles la lumière se réfléchit aussi en traversant la pierre. Ce phénomène consiste en un cercle lumineux passant par la flamme qui sert de point de mire. Non seulement il a lieu dans les substancrs cristallisées, mais il se volt encore dans toutes les matières irr^lièrement fibreuses, à fibres parallèles , taillées perpendicalafrement à leur direction.

Tous les cristaux fibreux , le gypse , la chaux carbonatée fibreu^^, le zii*con, le quartz , elc. , donnent , en travers des filaments , une ligne astérique, et, dans le sens des filaments, un cercle parhë* lique.

Le grenat, quand on le coupe perpendiculairement à Taxe d ua angle trièdre , donne une astérie à six branches dirigées aux angles^ et non, comme dans le saphir, au milieu des côtés de la lame hexaèdre qui résulte de cette section. Les filaments ou fibres, o« solutions de continuité miroitantes sont à rintersecUon des plani horizontaux , Taxe de Tangle trièdre étant vertical , avec le plan i^l laces de Tangle trièdre , ce qu'indiquent comme naturel les faces t>a

d'optique MINKAA logique^ s 389

bases secondaires qui existent sur plusieurs échaottHons , et les perpendiculaires à ces fibres vont droit aux angles de la lanieliexaèâre, ce que l'inspection d'un cristal dodécaèdre montre de suite; mais de plus Taxe de cet angle trièdre n*cst pas très éloigné de la direction des fibres qui appartiennent à un angle solide trièdre voisin , en sorte qu'on aperçoit, avec uûe lame hexaèdre, non seulement l'étoile à six branches ou rayons, mais encore de plos un cercle parfaélique qui passe par rentrecroisemeht des branches de l'astérie où est auisi placée la bougie. M. Babînet avait pressenti par la théorie et avec quelque inquiétude l'existence de ce cercle parhélique » dont il a vérîiié avec grand plaisir l'existence sur tous les échantillons de grenat astérique qui ont été taillées convenablement. Les grenats astériques à quatre branches ne sont pas très rares. Sur ] ,000 à 1 .200 grenats pris au hasard dans le commerce , on peut en trouver vingt ou trente qui jouissent de cette propriété; mais, pour l'astérie à six rayons, M. Babinet n'en a trouvé qu'une sur au moins 6,000 grenats qu'il a essayés chez M. Mention, bijoutier. Si l'on considère l'angle solide quadrièdre du grenat, on y reconnaît seulement deux systèmes de lignes ou de stries suivant rintersection de plans parallèles aux faces de l'angle quadrièdre, dont l'axe est ici censé vertical , avec des plans horizontaux dont l'existence est montrée par la troncature fréquente de cet angle quadrièdre , et il en résulte deux systèmes de stries seulement, et, en travers, deux lignes lumineuses seulement, allant aux angles de la lame carrée obtenue par la troncature artificielle de l'angle quadrièdre, comme le montre de suite l'aspect du dodécaèdre. Si , comme l'a fait M. Babinet/on détermine théoriquement un sens quelconque de fibres, et que, perpendiculairement à cette direction, on fasse tailler deux faces parallèles , on a un cercle parhélique qui rend évidente l'existence du système de fibres indiqué par la théorie.

Ce caractère minéridogiqoe de fibres parallèles à des intersections de plans de structure ou de cristallisation est, par suite, mportant en minéralogie , mais il est bien plus général qu'on ne peut l'imaginer au premier aperçu. On pourrait même dire qu'il est un des plus étendus et des plus commodes qu'on puisse consulter, et même dans certaines circonstances c'est un caractère unique. Les exemples sui-

3t)0 iMUCiS

voRto, qfÊe Ton t^ut multiplier à rfnfloi , proweroDl tufOsamirieot cette neiertioo.

On place une petite ouveilore â*un millimètre ou deux devant une bougie, et, s'il est nécessaire , devant i*œii une carte percée d*un trou pour limiter Touvexturc de la pupille. La plupart du temps ces deux précautions accessoires sont utiles. Cela posé :

Un cristal hexoèdre de saphir blanc, de la plus belle eau, non soopQonnable de stries à priori , donne trois lignes blanches perpendiculaires aux fiices du prisme hexaèdre, formant une véritable étoile à six rayons.

MAroe oliservation pour un béryl et pour une émeraude, et pour une tourmaline, mais non pour un quartz hexaèdre.

Pour un Klroon , la croix sera à huit branches, formant des angles de 45® et non de 60^, et II en sera de même pour Tidocrase et pour tous les cristnuK à base carrée.

Si on regarde par deux faces parallèles d*un prisme d*éineraude , et par des rayons perpendiculaires à Taxe, Ton aura une croix à quatre branches donnée par des filaments longitudinaux, résultant de rintersection mutuelle des faces du prisme d*une part , et de l'autre par des «tries parallèles aux arAtes de la base. Le béryl ne donuf point eetto eroix , par manque de ces derniers filaments ; il ne donne qu*un# ligne.

Le distbèae donne, auivant sa longueur et en travers, comme l'éroeraude , une croix rectangulaire.

Le ynica donne une grande variété d*apparences, dont nous laissons aux minéralogistes Tétude compliquée. Le plus généralement, les lignes s'y coupent à âO*"; mais il en est qui donnent d'une manièrp très permanente des entrecroisements à 45'' et à 80®.

Les cristaux dont la forme primitive est plus compliquée donnent-ils des anglea ipoios simples! C'est ce que M. Babinet croit pouvoir affinner, d'après la baryte sulfatée, le gypse , le mica à deux wes, le feldspath. M4i8 on n*a pas assez approfondi ce s^]et pour qu'on puiwe énoncer ici autre chose que des présomptions,

Arrétons-noua dans cette revue rapide , quelque intéreasante qu'elle soit: c'evt encore ici Tétude de la nature dans sa toute-puissante variété , dans toute aon éclatant' Fflendeur. Nous sommes

d'oPTIQUS JllMittALOGIQUE. 391

heureuA d*avoir pa rendre cette analys plus coisplète que uous ne ravloQs d'abord espéré. Un examen plus approfondi de tous les mémoires publiés jusqu'à ce jour nous a révélé un grand nombre de faits que les traités spéciaux eux-mêmes passent sous silence.

Dans un l)eau mémoire présenté à TAcadémie des sciences en 1836, et que nous venons de reproduire , M. Babinet annonçait qu'il avait projeté , avec M. Dufresnoy, la revue optique de toute i les espèces minérales , en joignant aux notions qu'il signalait toutes celles que la adenoe doit anx phylicienis qui ont eontribué à enrichir l'optique minéralogiqoe. Le Traité de minéralogie de M. Dufiresney a paru sans que ee noble projet se soit réalisé I Nous le regrettons vivement dans Vintérét de la sclenee , qae le savoir proftmd de M. Babinet aurait enrichie d'an grand nombre de Mtsnon-veaux.

3qQ AdPEMDICE

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